samedi 5 juillet 2008

La théorie Gaia

Voilà un bouquin qu'on lit tambour battant. Je ne suis pas du genre à lire un bouquin dans la journée. Pour moi, la lecture c'est comme les repas, il faut manger un peu tous les jours, sans se gaver, sans se presser, mais il faut manger car c'est une nécessité vitale. Cependant, je suis certain que beaucoup liront ce livre comme un bon gros repas de mariage dans lequel on se goinfre à satiété tellement c'est haletant.
Le livre fait brièvement référence à Adam Smith, un économiste du XVIII ème siècle qui a qualifié l'homme contemporain d'Homo économicus. La psychologie de cet "homo économicus" "est réduite à la validation de ses intérêt. Il ne poursuit que ses désirs, dépourvu d'épaisseur sociale ! Le "je pense donc je suis" devient "je désire , donc je suis".
Mais surtout, le livre parle d'une thèse bien connue, elle aussi, des écologiste ; L'hypothèse Gaïa qui est une théorie avancée par James Lovelock en 1969 selon laquelle l'ensemble des êtres vivants sur Terre serait comme un vaste organisme réalisant l'autorégulation de ses divers éléments en faveur des conditions de la vie.
L'auteur a imbriqué sa propre théorie à l'intérieur de cette hypothèse Gaia, mais là, je ne vous en dis pas plus, pour ne pas déflorer l'intrigue (lire la quatrième de couv plus bas).
J'aime bien, finalement, ces bouquins qui se lisent les pieds en éventail. On pourrait leur reprocher de n'avoir aucun style. Mais justement, le fait qu'ils n'ont pas de style oblige l'auteur à agripper le lecteur par d'autres procédés, c'est-à-dire, une histoire forte, très cinématographique et très cadencée. Par exemple, chaque fin de chapitre introduit un élément de suspense qui exhorte le lecteur à poursuivre la lecture et à aller immédiatement au chapitre suivant (euh ! pour ceux qui ne veulent vraiment rien savoir, sauter le paragraphe suivant).
Par exemple, le chapitre 46 qui finit par cette phrase : "lorsqu'elle passa le seuil de la pièce, elle tenait une arme à la main"... Là on se dit, mince, ce serait donc une méchante, les gentils vont-ils être trahis ? Il faut attendre le chapitre 48 pour lire la suite et le chapitre commence comme cela : "Fanny tenait un Beretta 92 entre les mains. Elle le leva vers Peter, Ben et Jacques, le tenant par la crosse, canon pointé vers le sol.
- J'ai trouvé ça en cherchant les toilettes, dit-elle, et il y en a d'autres !"
On se dit là que l'auteur nous a un peu mené en bateau rien que pour tenir le suspense.
Il y a un lien de famille entre ce roman et ceux de Bernard Werber. D'ailleurs quand on regarde le site internet et les remerciements, on se rend compte qu'ils sont copains. Les deux, d'ailleurs, revendiquent une filiation avec René Barjavel (Werber cite aussi quelquefois Pierre Boulle). Là par contre ils devront encore faire des efforts car ces deux derniers auteurs, pour le coup, ont écrit des romans qui sortent du simple thriller haletant.
Ba allez, ne boudons pas notre plaisir, c'était un bon roman.

http://www.maximechattam.com/
http://maxime.chattam.free.fr/
Une critique sur le web
L'hypothèse gaia sur Wikipedia

Présentation de l'éditeur

Imaginez que des émissaires de la Commission européenne sollicitent vos compétences pour résoudre un problème urgent... et top secret. Imaginez que votre femme soit envoyée sur une île au bout du monde avec un parfait inconnu, et que l'on perde tout contact avec eux. Imaginez que vous vous retrouviez isolé par une terrifiante tempête au sommet d'une montagne en compagnie de scientifiques mystérieux. Imaginez que le nombre des tueurs en série ait été multiplié par dix depuis cinquante ans. Imaginez que ces événements soient liés par la violence des hommes. Vous n'avez toujours pas peur ?

3 commentaires:

Cyclotor a dit…

Ah tiens... ça c'est du hasard ! Je suis en train de lire "In Ténébris" du même auteur ! J'adore le passage où le gars il scalpe la meuf encore vivante et qu'il la viole avant de lui cramer l'utérus au chalumeau pour la purifier. Je trouve que c'est une trop bonne idée sans déconner...

Lurbeltz a dit…

C'est tout ce que tu retiens du roman ?

Cyclotor a dit…

J'ai pas fini ;-)

J'aime beaucoup l'histoire mais pas le style...