vendredi 30 mai 2008

L'ours Histoire d'un roi déchu

Pourquoi aujourd'hui les Basques souletins sont-ils chrétiens a telle enseigne qu'ils sont aujourd'hui les plus zélés laudateurs du christ et des évangiles, alors qu'ils ont été les derniers à être convertis ? Pourquoi ont-ils perdu cette sagesse poétique et ce rapport étroit qu'ils entretenaient avec la nature et les astres, il y a 2000 ans de cela (même s'ils sont les derniers à l'avoir perdue)? Pourquoi l'ours a-t-il disparu de nos contrées et pourquoi est-il passé d'un dieu à un simple animal détesté humilié et éradiqué ?
Quelques réponses se trouvent dans ce livre. L'auteur raconte que l'ours était vénéré avant la période romaine. En même temps, les hommes vénéraient aussi les forces de la nature avec des cérémonies associées aux arbres, aux pierres, aux sources et à la lumière. Ils participaient à de nombreuses fêtes païennes liées au rythme des saisons, aux cycles de la nature, à la position des astres. "l'ours était par excellence l'animal des traditions orales, des croyances incontrôlables, des supersititions les plus difficiles à éradiquer" écrit l'auteur.
Pendant plus de 1000 ans, donc, l'église s'est évertuée à faire de l'ours une bête impure et à le diaboliser à l'image de St Augustin qui prononça cette sentence peremptoire :"l'ours c'est le diable" . l'église chercha à éradiquer l'ours car il était considéré comme un rival du Christ. Il est vrai que l'église a toujours souhaité avoir le monopole de la foi (ce qui est peut-être la marque de fabrique des religions) et s'est évertuée à détruire tout ce qui pouvait lui faire de l'ombre à un moment ou un autre. Je pense notamment aux cathares, aux templiers, aux protestants.
Pour éradiquer l'ours, l'église à même réussi à lui coller cinq des sept pêchés capitaux : la luxure, la colère, la goinfrerie, l'envie et la paresse. Comme le dit l'auteur, à ce moment-là, "l'église a frappé fort et réussi à transformer une bête admirée et redoutée en une créature grotesque et haissable".
C'est dans le courant du XII siècle que l'ours cesse d'être un fauve redoutable pour devenir peu à peu une bête de cirque et qu'on le remplace par le lion sur le trône du roi des animaux.
L'auteur termine son livre par un constat amer et tragique en disant que : "tant en Europe qu'en Amérique ou en Asie, sa disparition semble programmée, qu'il soit brun, blanc ou noir"... et il continue en disant : "En tuant l'ours, son parent, son semblable, son premier dieu, l'homme a depuis longtemps tué sa propre mémoire et s'est plus ou moins synboliquement tué lui-même."
A la lecture de ce livre, je me pose des questions en rapport à mes propres préoccupations :
- Pourquoi les Basques souletins ne défendent-ils pas l'ours qui a été victime, comme eux, de la folie des bien-pensants, de la soif de conquête, de puissance et du délire anthropocentriste ? N'y a-t-il pas chez certains d'entre eux (et je pense là aux paysans souletins en Haute Soule et aux Abertzale)une énorme contradiction à défendre, d'un côté l'euskara et un certain rapport à la terre lié à une agriculture paysanne, un respect des diversités culturelles et d'un autre côté, de vouer l'ours aux gémonies et lui dénier la place qui lui est dû dans la montagne ? Quelle amnésie chez ceux-là fait qu'ils sont incapables aujourd'hui de relier toutes les branches de la diversités pour laisser pousser le grand arbre du patrimoine qui lie patrimoine culturel et naturel ?
- Ce livre corrobore aussi un vieux sentiment personnel, cette impression vivace qui me fait regarder mon église, ma religion avec beaucoup de réserves et même de révoltes. Comment, pour moi, être chrétien aujourd'hui ? Comment digérer le passif de l'église avec sa cohorte de massacres, d'évangélisations, de mensonges, de sectarismes qui me pèse au coeur et au corps comme un mauvais plat de raviolis ?
Pour moi, une chose est certaine... Si l'église catholique est forte et puissante aujourd'hui ; si la France, l'Espagne, L'Angleterre etc ... sont des pays puissants, ils le doivent à tous les peuples, toutes les autres cultures qu'ils ont sucées, violées, esquintées et vidées.
En conclusion, ne sont-ce pas les mêmes mécanismes qui font disparaitre l'Euskara, la culture Basque et l'ours, victimes de la sacro-sainte "compétitivité" ?

36 commentaires:

Marco a dit…

Belle analyse ! J'ai aimé ce livre aussi et comme toi j'ai senti ce parallèle entre l'Euskara, la culture Basque et l'ours. C'est aussi pour cette raison que Renaud avait fait ce concert de 6 heures à Biarritz pour "l'Euskara et l'Ours". Il est effectivement étrange que le peuple basque soit devenu autant chrétien et anti-ours. L'Eglise a efficacement rusé.

Lurbeltz a dit…

Oui Marco, je me souviens de ce concert de Renaud à Biarritz, puisque j'y étais. C'était pour les ours, les ikastolas, et pour les insoumis basques également. Les insoumis ne font plus parler d'eux puisque le service militaire obligatoire a disparu.
Nous sommes quelques uns à défendre cette idée qu'il faut défendre ensemble l'ours, les ikastolas et le pastoralisme. Comme tu disais à Mauléon, l'ours est un bouc émissaire un peu facile, à plus forte raison qu'il est silencieux.

pelotari a dit…

ptdr moi aussi jy était au concert pour les ours ,je me rapelle de renaud bourré comme une huitre apres un jour de noel avec son pote pétetin complétement fumé.
c était vraiment du grand n importe quoi , d ailleur la moitié des artistes n était pas venu (ntm,fabulous troubadour etc...)
lolo n a tu pas pensé a faire un blog consacré aux ours . j ai l impression que tu te répéte avec les ours enfin surtout sur leur mort....
au fait j ai un scoop


bétancourt est toujours en prison sarko n a rien pu faire (une fois de plus).
votre dévoué.

Lurbeltz a dit…

Quoi ? Toi, tu vas jeter la pierre à quelqu'un parce qu'il picole ? Arrête, c'est l'hôpital qui se fout de la charité mon gars. Avec René vous leur donneriez des leçons à renaud et à Petetin.
Et puis concernant les ours, effectivement c'est un sujet que j'ai à coeur. Les causes perdues, les causes jugées secondaires par ce qui considèrent que la planète appartient aux hommes et à Jean Lassalle, ça me branche.

Etienne H. BOYER a dit…

On dirait que l'ours de la couverture a un pénis dans la gueule... Genre il l'aurait peut-être arraché avec les dents à un haut-souletin!
D'où cette haine inexplicable... Aujourd'hui expliquée!

Sinon, j'adhère à 100% à ton texte.
Il ne faut pas empêcher les ours et les vautours de parler en Euskara entre eux...

Lurbeltz a dit…

Bravo Etienne, ta thèse aurait pu faire date. But, si je lis la légende du dessin : "Bannière à l'ours du canton d'Appenzell (Suisse orientale, v 1470 - 1480).
Je pense qu'un ours Suisse n'aurait pas la vigueur ni la rapidité idoine pour croquer le membre de quelqu'un, surtout pas un haut-souletin qui fait le 100 m en moins de 10 secondes quand même. Quoi que tu me diras, en Suisse tout est proportionnel parce que les Suisses eux-mêmes doivent être un peu moins rapide que le souletin lambda.

sophie a dit…

Je suis assez surprise d’apprendre que « les Basques sont chrétiens », moi qui croyait que Dieu était mort en occident depuis longtemps, que les églises étaient vides, que la crise des vocations obligeait l’église catholique à recruter à l’étranger, que notre époque voyait le triomphe du matérialisme, de la liberté individuelle et de l’individu comme valeurs suprême. J’ajoute que je suis paloise et que je ne m’aventurerai pas à dire que les béarnais sont protestants ou aiment la garbure, si ce n’est pour faire rire mes élèves (en majorité d’origine immigré), ou la première personne que je croise à Pau ou en vallée d'Ossau.
Je passe sur les amalgames, les raccourcis, la repentance (le dernier chapitre est à lui seul une anthologie de l’ignorance), les « délires anthropocentristes » », pour revenir sur l'essentiel : dénoncer à nouveau cette absurde mystique de la nature déifiée et une fois de plus un modèle d’écologie irrationnelle, réactionnelle, réactionnaire et toujours anti-humaniste philosophiquement

Lurbeltz a dit…

Oh ! bien sur, en Soule comme ailleurs il y a une perte des vocations. Mais il est clair que ce que la religion a imprimé pendant les derniers siècles laisse des traces inconscientes. Même chez ceux qui ne sont plus pratiquants, il reste cette fameuse peur de la nature, à l'heure où l'homme est en train de détruire la planète (c'est un comble). Il reste aussi le conservatisme. C'est-à-dire le fait qu'il faille préserver les valeurs anciennes, les repères d'autrefois qui sont évidemment les repères de l'église et puis les repères des hommes et de leur ethnocentrisme échevelé. Parce qu'évidemment ici on est conservateur mais sur le patrimoine humain, et culturel. Parce que le patrimoine naturel les souletins ne le voient plus. Mais comme je dis dans le texte, les souletins sont les derniers à ne plus voir la nature, car ailleurs on ne la voit plus depuis longtemps, a fortiori là où elle a disparu, comme à Pau par exemple.
Il y a aussi ici la peur d'être soi-même et donc, de devenir. Car l'église pendant des siècles a imprimé dans la tête des gens ce qu'il fallait penser.Maintenant que l'église recule, les choses se décantent, mais c'est le vide qu'on aperçoit au fond. Et le vide profite au pouvoir et à la technique.
Pour finir, non, je bien suis humaniste. Regardez comment Victor-Hugo parait de la nature ? Et Victor Hugo était assurément un grand humaniste. Mais il n'a jamais découpé les humains et la nature. J'adore Hugo.
Irrationnel ? Pas du tout. Ce qui est irrationnel c'est de ne pas voir la nature et de la détruire comme nous sommes actuellement en train de le faire au niveau planétaire. Et ce n'est pas l'idéal écologiste (que je représente) qui en est responsable.
Et réactionnaire, moi, pas du tout. Du moins si j'en lis la def du dico : "Qui a, exprime des idées réactionnaires, qui va contre le progrès social et l'évolution des mœur".
Non c'est bien le progrès technique qui m'inquiète et pas le progrès social. Je suis même l'inverse du réactionnaire.
Vous n'aimez pas hein, Mme Sophie cette vision de la nature. Vous devez vouer un culte au grand fada de Jean Lassalle je suppose.

sophie a dit…

Je ne voue pas de culte à qui que soit, je suis profondément athée et me méfie des dogmes religieux aussi bien que ceux des partis politiques. J’ai déchiré ma carte des verts le jour où certains d’entre eux avaient arraché des pieds ogm destinés aux traitements de maladie génétique et nous expliquaient tranquillement sur un plateau télé face aux malades et à leur famille qu’ils oeuvraient pour « le bien de l’humanité ». Peu de temps après, le président de je ne sais quel pays africain affamé refusait l’aide humanitaire avec nourriture ogm, c'est-à-dire laissait mourir son peuple plutôt que de le nourrir avec les aliments qu’ingurgitent des millions d’américains bien portants. Nous serons statistiquement 2 milliards de plus dans 15 ans et il y a déjà des émeutes de la faim. S’interdire la recherche qui produirait un maïs génétiquement modifié peu gourmand en eau, en engrais, en énergie, qui aiderait à lutter contre la sécheresse et la famine est une attitude morale et philosophique, un choix de société tout à fait honorable mais qui doit être assumé comme tel, et non pas comme une œuvre de santé publique. Le même choix que les chrétiens qui dénigrent le téléthon, la manipulation génétique, l’avortement, que les « on ne touche pas au vivant, à l’œuvre de Dieu ».
Mon écologie est environnementaliste et humaniste, c'est-à-dire que l’homme fait partie intégrante de la nature et que donc son action est naturelle. Le cochon est un sanglier génétiquement modifié, par une lente sélection, même chose pour les moutons ou la quasi-totalité des graines que l’on sème, obtenues par croisement, par la création d’hybrides déjà stériles, etc…une nourriture « pure » et originelle, ça n’existe pas. l’opposition aux ogm ne peut passer par la science ou la santé. (ce que reconnaît le dirigeant de greenpeace France conseiller de ségolène royal). Il reste aux adversaires l’argument économique, celui qui met les paysans à la botte de monsanto par exemple. Si l’attitude de celle-ci est scandaleuse à bien des égards, elle n’a rien à voir avec la nocivité supposée de la culture, et elle devrait gratuitement donner les séquences adn etc…. On peut reprocher aux firmes pharmaceutiques le prix du traitement anti sida, leurs politiques nuisibles à l’Afrique, mais de là à refuser le médicament …il reste également le principe de précaution, le refus du risque. C'est-à-dire pour moi le refus de la vie philosophiquement mais aussi concrètement pour les plus pauvres du globe.
Ses questions ne sont ni simples ni tranchées pour moi mais méritent un examen plus approfondi que celui donné par les prophètes tragiques moustachus aux méthodes totalitaires.
L’humanisme, c’est reconnaître à l’Homme et à sa vie une valeur spécifique, c’est lui reconnaître le droit à améliorer ses conditions de vie, et non pas le soumettre aux caprices de nature. La nature, c’est aussi le choléra chez Giono, les bactéries et les virus meurtriers pour l’homme mais représentants nécessaires sans doute de la biodiversité. J’attends avec impatience les prochains écologistes fondamentalistes qui voudront interdire les antibiotiques destructeurs, sauf bien sûr quand la nature se rappellera à eux (grossesse non désirée, maladie génétique ou pas, inondation et cataclysmes en tout genre,…) Evidemment les équilibres sont menacés et certains déjà détruits irrémédiablement, mais l’idéal de frugalité pour tous, d’abandon de notre train de vie, bref ce retour en arrière dans le temps (sens du mot réactionnaire), il est inconcevable pour la majorité de la planète peuplée de gens misérables, et de pays sous développés. Ces derniers ne nous demanderont pas une autorisation pour se développer. Jamais dans l’histoire de l’humanité, il n’y a eu de restriction volontaire de développement et de progrès technique. Il va nous falloir trouver d’autres solutions en espérant pour bientôt une décroissance « démographique » un certain niveau de vie atteint partout.
Quand tu déplores que la nature a disparu de pau, tu nous dis que la ville ce n’est pas la campagne, mais surtout que tu n’aimes pas la ville, même quand celle-ci est petite. Je ne suis pourtant pas citadine à part entière, je parcours les montagnes du monde entier et, du pôle nord au désert, en passant par les sommets du parc national des pyrénées, il ne se passe une semaine sans que je m’émerveille de la beauté de la nature et milite pour sa préservation aussi. Ce que je n’aime pas, c’est l’idolâtrie de la nature, la dévotion et la soumission à celle-ci. Si nos ancêtres étaient si heureux avant « en harmonie avec la nature », pourquoi ont-ils changé leurs modes de vie ? tu es nostalgique d’un paradis perdu pour l’homme et la nature qui n’a jamais existé. La ou je ne suis que conservatrice (pour « conserver »), tu es réactionnaire. Tes cibles sont d’ailleurs assez révélatrices. Le premier stade de développement de l’homme préhistorique, c’est la chasse (amélioration de l’alimentation donc développement du physique et du cerveau).Deuxième cible et deuxième étape du développement : l’agriculture. Critique enfin de toutes les étapes du développement humain (critique de l’industrie, de la ville, des transports (en lien un texte grotesque sur l’aéroport de pau)). Bref ta grande passion est quand même de vomir sur le monde et l’homme modernes. Il y a bien sûr plein de choses à contester, mais toi tu contestes ces choses « dans leur principe même ».

sophie a dit…

j'apprécierais de ta part un article sur un sujet fondamental à mes yeux : l'eau !
l'eau potable dans le monde, voilà un sujet vital, une vraie urgence pour l'homme et la nature

Etienne H. BOYER a dit…

Sophie, il y a un paquet de grosses conneries dans ton texte...
Pour n'en citer qu'une (puisque tout le reste est du même accabit, et que je ne vais pas m'amuser à analyser ton texte de fond en comble):
"Si nos ancêtres étaient si heureux avant « en harmonie avec la nature », pourquoi ont-ils changé leurs modes de vie ?"
Ben oui, à ton avis, pourquoi donc, hein?

Parce que chez les hommes (et uniquement chez cette espèce mammifère), il y a un paquet d'individus qui ne vivent que pour marcher sur la gueule des autres. Peu importe les moyens pour s'enrichir, asservir, castrer, détruire ce qui leur résiste au nom du progrès.
La guerre, la religion, le pétrole, l'esclavage, le racisme, le commerce outrancier, les OGM, le fric (la liste n'est pas exhaustive), tout est bon, pourvu que ça marche.
Voilà pourquoi.

Pourquoi certaines ethnies d'Amérique du sud vivent t-elles encore en complète autarcie, loin des affres de la modernité, des usines, du pognon roi des hommes dits civilisés, et sont pourtant heureuses (en tout cas moins stressées et malades dans leur tête que nous)?

Demande-toi qui corromp qui, qui détruit quoi, et pourquoi...

Excuse moi, mais je trouve que ta logique est faussée. Je trouve tes idéaux écologistes très limités, au final.

Et puis comparer ce que l'on appelle la "sélection naturelle" (croisements réussis entre espèces par simple reproduction) avec la biochimie OGM, c'est le pompon! J'aurais vraiment tout lu!

On refuse de se laisser gaver avec des organismes génétiquement modifiés, parce que c'est de la merde en barre, et qu'on ne sait pas quelle incidence ça pourrait avoir sur la nature et sur les hommes (genre maladies cancéreuses, destruction de la biodiversité, etc), mais sous prétexte que les gens crèvent la dalle en Afrique, on peut bien les nourrir avec de la merde! là, on touche aux limites de l'insupportable.

Relis toi, et va vomir!

sophie a dit…

le futur de l'humanité est donc l'autarcie et non pas l'internationalisme ? l'avenir de l'hommme est donc le mode de vie des indiens d'amazonie ? c'est à dire la fin de la civilisation et ses acquis les plus émancipateurs ?
Ils sont plus heureux que nous dans leurs tête ? qu'en sais tu ?tu leur as demandé ? tu as vécu avec eux ? tu as vu de près la misère ? leurs conditions de vie matérielles , spirituelles, leur mal être et leur alcoolisme ? leur espérances de vie et leur illetrisme ? c'est ce que tu souhaites pour tes enfants ? beaucoup nous caricaturent et nous accusent de vouloir revenir à l'âge des cavernes et toi tu leur donne raison, le critère en vigueur choisi pour marquer le passage de l'histoire à la préhistoire étant l'invention de l'écriture. et si les paysans avaient choisi le tracteur (quitte à mettre au chomage leur famille), tout simplement parce que c'est moins fatiguant ???? je le répète je suis d'accord avec la plupart des causes défendues sur ce blog, par exemple l'ours. ce que je ne partage pas ce sont les arguments employés.

sophie a dit…

et personnellement je vais très bien dans ma tête, j'aime la mondialisation et la modernité, je ne connais pas les "affres" de la modernité. mais en bon humaniste, je compatis à tes souffrances, ton "stress", ton "mal être dans la tête", la "culpabilité" que tu dois éprouver à ne pas vivre dans l'altiplano ou j'ai véu 1 an.

pelotari votre ami a dit…

sophie tu me saoule fait bref et va vite ds tes démarches 4 pages rien que pour toi et en plus quasiment que des conneries.
fait comme moi :bref .
con tu le fait déja...

sophie a dit…

Ok je m’incline :

Les sociétés traditionnelles autarciques basques ou exotiques superstitieuses du moyen âge constituent l’horizon indépassable du progrès social, technique et humain. L’unique vérité du monde créé par la patxamama réside dans les automatisme enracinées dans l’histoire une fois pour toutes.

J’espère que le joueur de pelote appréciera la concision et l’absence d’argumentation.
A la prochaine

jenofa a dit…

Lurbeltz, non seulement ton blog est littéraire, mais il est en train de se spécialiser dans le surréalisme/

pelotari a dit…

ton blog dérive vers une parité ya de + en + de femmes sa devient interessant .
a quand un repas avec tous les blogueurs?
avec des débats a la albert et gnou...

Lurbeltz a dit…

Tiens, juste une petite réponse à Sophie à propos de l'eau. Avec Etienne, il y a un an et quelques de cela, on avait lancé en Soule un projet sur l'eau. On avait préparé tout un programme avec des débats, des expos, des conférences et cela devait déboucher sur un "livre blanc" de l'eau en Soule. Et bien, figurez-vous on a calé car on n'est pas assez nombreux. Nous étions 4 avec le boulot, la famille, les soucis et nous n'avons jamais réussi à trouver le temps nécessaire pour finaliser le projet. Peut-être avions-nous été un poil trop ambitieux ? Conclusion, tant que les gens ne s'investiront pas plus en politique, tout continuera à se casser la gueule.
Pour les OGM, les Verts sont contre les plantations EN PLEIN champs. Ils ne sont pas contre la recherche.
POur ce qui est des villes, j'aime bien les villes à "taille humaine". Mauléon est une ville à taille humaine. Quand on regarde la répartition urbanisme, nature et zone agricole cette ville est super bien équilibrée, à l'image de toute la Soule d'ailleurs. Il y a bien quelques quartiers dans lesquel les petites villas s'entassent les unes contre les autres sans aucune respiration entre elles comme le quartier de la sablière. Et puis il y a le quartier Mendy Alde qui est un quartier récent qui imite à merveille la Soule et qui est très chouette. Ma belle mère y habite et ça reste très campagne.
Non je ne me reconnais pas dans le portrait que vous faites de moi Mme Sophie (chuis désolé, j'ai beaucoup de mal à tutoyer quelqu'un que je connais pas)

Etienne H. BOYER a dit…

Jeno, ce n'est pas du surréalisme, c'est de l'absurde!
Sophie, tes arguments sont complètement fadas.

Les "indiens" dont tu parles, qui sont touchés par l'alcoolisme, l'illétrisme, et toute la merde que tu évoques, sont ceux qui sont entrés en contact avec la civilisation de l'homme blanc. Et c'est encore une fois l'homme blanc qui lui a refilé des maladies (et lui en refile encore). C'est lui qui qualifie une tribu amazonienne de "misérable", en fonction de sa propre expérience, éducation, existence.
Je crois que le pire qui ait pu leur arriver, à ces tribus d'Amérique, c'est que l'homme blanc ait croisé leur chemin...
Rien d'autre.

Ton discours n'a RIEN d'écologiste. Ta carte des Verts, tu as bien fait de la déchirer. Il ne te reste plus qu'à assumer et à prendre celle de l'UMP!

Autre chose : Les OGM, c'est de la merde! Le maïs OGM a été conçu pour tuer la pyrale. Mais ce gène, qui produit la toxine tue aussi les vers de terre... Et sans vers de terre, il n'y a plus de cultures... Et si ça tue des Vers de terre, ça fait quoi à l'homme et à sa progéniture?
CQFD!
Quant aux trous du cul qui prétendent que ça risque rien de faire pousser des OGM en plein champs, parce que c'est encadré, et que le pollen ne va pas assez loin, etc., je réplique que parfois, lorsqu'il y a du vent du sud, et qu'il pleut ensuite, le bitume prend une couleur rouge-orangée. Même Jusqu'à Bordeaux... C'est seulement le sable du Sahara qui vole jusque dans le Sud-Ouest!
Mais le Pollen, lui (largement plus léger qu'un grain de sable) ne dépasse pas la distance légale de sécurité (proposée par le ministère de l'agriculture) de cinquante mètres entre un champs OGM et un champs non-OGM?
C'est pas du gros foutage de gueule, ça? Arrêtons les mensonges, et réagissons intelligemment, pour une fois!

sophie a dit…

il y a des ogm dans l'insuline que l'on donne aux diabétiques ainsi que dans le vaccin de l'hépatite B, l'homme rajoute des gênes depuis longtemps dans un tas de plantes, par hybridation. aucun cas de santé publique n'est apparu. aucun scientifique dans aucun article n'a jamais prouvé une nocivité ni émis le moindre doute. les académies de science ont même dit le contraire. le débat est simplement éthique. votre peur est irrationnelle, non fondée sur la raison mais sur des valeurs éthiques, économiques, morales, religieuses infiniment respectables.
par contre c'est vous qui êtes de droite : pour vous en convaincre, allez lire le dernier post de jenofa. (et mon commentaire)

jenofa a dit…

Hi, hi, hi!
Tu sais ce qu'il te disent Giono, Gary et d'autres?
Et ben non, il ne te disent rien.

Lurbeltz, il paraît que cette personne est enseignante. J'ai un peu de mal à le croire.J'ai bien trop d'estime pour le monde enseignant.

Etienne H. BOYER a dit…

C'est faux. C'est notoirement connu et scientifiquement prouvé que le maïs génétiquement modifié pour "résister" à la pyrale tue les vers de terre...
J'aimerais savoir (ou pas) quelles sont tes sources, pour affirmer "qu'aucun scientifique dans aucun article n'a jamais prouvé une nocivité ni émis le moindre doute. les académies de science ont même dit le contraire".
Sous entendu, "les OGM, c'est même carrément bon pour la santé". Ce qui explique que certaines industries de produits alimentaires (Jordan's, pour n'en citer qu'une) signalent qu'ils sont fabriqués "sans OGM", tandis que d'autres, comme Kellogg's, Kraft Foods ne disent rien du tout... Mais ça, c'est les lobbies, et tous ces putains d'écolos qu'il faudrait brûler, sans doute...

Je reprends tes propos glaireux d'un commentaire plus haut, lorsque la sacro-sainte éthique soulevait ton ire : "le président de je ne sais quel pays africain affamé refusait l’aide humanitaire avec nourriture ogm, c'est-à-dire laissait mourir son peuple plutôt que de le nourrir avec les aliments qu’ingurgitent des millions d’américains bien portants."
En d'autre termes, "si c'est bon pour les ricains, c'est bon pour les africains miséreux..."

Un proverbe -que j'affectionne tout particulièrement- dit : "ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Moi, j'en veux pas de leur nourriture de merde, standardisée, épurée, qu'a goût de rien et qu'est emballée sous vide. J'en veux pas, et je la donnerai pas à quelqu'un sous prétexte qu'il a faim. Par contre, je suis prêt à partager mon repas avec lui.

On n'a pas les mêmes valeurs, je pense...

sophie a dit…

ils me disent beaucoup au contraire quand je les ressors de ma bibliothèque, quand je relis au hasard des pages une description de forêt par giono et que je la propose à mes élèves.
l'amour des lettres ne m'a pas empêché cependant de faire également des études scientifiques

sophie a dit…

bon et sinon le post de jenofa sur sn blog vous en pensez quoi ?

sophie a dit…

Puisque personne ne répond je conclurai ce dimanche pluvieux en répondant aux insultes de monsieur Etienne. Effectivement nous n’avons pas les mêmes valeurs. Après examen de vos posts et de votre blog, voici ce qui nous oppose :
Je suis universaliste, cosmopolite. Vous êtes différentialiste, relativiste, régionaliste.
Je suis athée en religion comme en politique, non dogmatique. Vous êtes mystique.
Vous avez une vision négative de l’homme et de sa nature. Moi je suis plus optimiste sinon je ne croirai pas à l’édification d’un monde plus décent et moins inégalitaire (pas idéal bien sûr).
Vous n’aimez pas le monde moderne. Je m’y sens bien et ne souhaiterai pas vivre à une époque antérieure ni dans un pays moins développé.
Vos valeurs économiques sont à gauche mais vos valeurs morales sont à droite. Mes valeurs économiques sont plus libérales (faute de mieux pour l’instant, on fait à l’intérieur du capitalisme pour produire les richesses. Il faut ensuite mieux les redistribuer pour réduire les inéglités) et mes valeurs morales à gauche.
Vous êtes encartés chez les verts. Je suis libre et j’aime bien la démarche d’hulot.
Vous avez l’insulte facile, une certaine agressivité qui témoigne d’une frustration plus personnelle ainsi que d’un léger parfum totalitaire. Je suis plus calme et enjouée.
Vous aimez les films de zombie, j’aime jouer au docteur.
Vous aimez l’infographie et le webdesign, j’aime l’alpinisme et la randonnée aux 4 coins du monde.
Vous n’aimez pas lire.
Mais le plus grave, c’est que dans le metal vous aimez devin townsend, strapping young lad, ces gros bourrins de dimmu borgir et gojira alors que j’en suis restée à priest, maiden, ac/dc, metallica, motorhead, stratovarius, gamma ray et kai hansen.
Sophie la conne, la glaireuse, la trou du cul, la salope.

jenofa a dit…

Lurbeltz, tu t'es renseigné sur les prix des divans?
Ah, c'est vrai, y'a pas d'Ikea à Mitilile!

pelotari a dit…

sophie tu nécoute pas mes conseils tu empires méme....
l éléve a dépasser le maitre.
pelotari votre ami

Etienne H. BOYER a dit…

Sophie, je ne t'ai jamais insulté. A moins que tu ne considères le tutoiement comme une insulte.
Ce n'est pas mon genre d'insulter les gens, même ceux que je n'aime pas. Encore moins lorsque je ne les connais que par une image qu'ils donnent (ou veulent donner) sur le web, et qui n'est JAMAIS conforme à la vérité. Non, il faut vraiment qu'on me fasse les pires crasses pour que j'en arrive à être aussi bas.

Ce n'est pas parce que j'ai trouvé que tu avais eu des propos glaireux (dans un contexte particulier) que ça fait de toi une "salope", un "trou du cul", etc.
Tu vois, tu crois me connaître au travers de ce que je livre sur mon blog, mais tu te trompes sur toute la ligne.
Par contre, je maintiens que nous n'avons pas les mêmes valeurs, même si -par ailleurs- j'apprécie aussi Maiden et Judas-Priest... Je suis à peu près certain que -si tu ressembles vraiment à l'image que tu donnes dans la vie virtuelle, je n'aurai jamais d'atomes crochus avec quelqu'un comme toi dans la vie réelle.

Pour autant, je n'ai ni l'envie, ni l'intention de te pendre par les tétons aux meurtrières du château fort de Mauléon... Pour l'instant, du moins...
;-)

Lurbeltz a dit…

Pour recentrer, je pense qu'on revoir notre discussion autour de cette question simple qui termine mon papier : ne sont-ce pas les mêmes mécanismes qui font disparaitre l'Euskara, la culture Basque, l'ours et le pastoralisme ?

Etienne H. BOYER a dit…

Et tu aurais pu rajouter "l'agriculture paysanne, le syndicalisme, la culture..."

Bref, tout ce qui empêche les puissants d'assouvir leur toute puissance, et les riches (qui sont bien souvent toujours les mêmes) d'être plus riches en appauvrissant les plus pauvres, et ce dans tous les domaines.

vivi a dit…

Que de violence !
Je me sens incapable de donner une suite à ce déchaînement de commentaires. Je me contenterai donc de reprendre dès le début, c'est-à-dire le texte de Laurent. Peut-être chacun des commentateurs ci-dessus y trouvera-t-il des raisons de se rapprocher des autres puisque finalement si tous et toutes sont désireux et désireuses d’un monde (plus) égalitaire ils/elles devraient logiquement pouvoir s’entendre. Je vois en tout cas beaucoup de malentendus dans tout cela. Trop.
Laurent, je ne pense pas du tout mais alors là, pas du tout, que « les hommes vénéraient aussi les forces de la nature » et je pense que lorsque « Ils participaient à de nombreuses fêtes païennes liées au rythme des saisons, aux cycles de la nature, à la position des astres » ce n’était pas par amour de la nature mais plutôt parce qu’ils craignaient ses manifestations. Lorsque les anciens célébraient les solstices c’était avec la peur au ventre que les jours ne recommencent pas à s’allonger, que la végétation ne repousse plus et que la vie devienne un enfer de glace. Lorsque l’indien qui va tuer un bison évoque son âme et lui demande pardon ce n’est pas dans un rapport mystique mais plus simplement l’esprit du bon sens, il souhaite que la source ne se tarisse jamais, la mystique vient après, découle de cette pratique du bon sens. Ainsi, je crois que l’homme existe « contre » la nature. Ne vous déplaise. C'est-à-dire qu’il s’est constitué en société et a ainsi évolué intellectuellement et physiquement pour se protéger de la Nature. La Nature avait le pouvoir sur lui, il en était le pantin. En se regroupant et en inventant la technologie il s’est protégé. C’est en partant de ce constat qui me semble exact que les « développementalistes » échafaudent leur nouvelle religion qui voudrait que jamais l’homme ne relâche son combat contre la Nature, qu’il la maîtrise totalement, jusqu’à la posséder. D’une recherche d’émancipation vis-à-vis de la Nature on en est arrivé à une lutte contre. D’une technologie utile à l’autosubsistance on en est arrivé à la « technologisation » de la vie elle-même jusqu’à produire trop pour pouvoir posséder et exploiter l’autre en privant certains (beaucoup) du nécessaire. Jouir du nécessaire était pourtant la loi fondamentale du début de l’Humanité, sinon elle n’aurait jamais existé.
En se protégeant de la Nature et en apprenant à en tirer les fruits de sa subsistance l’homme comprit qu’il édifiait un monde beau et, puisqu’il avait connu un rapport défavorable de pouvoir vis-à-vis de la Nature, il fonda des sociétés humaine, c’est à dire égalitaires et acratiques (sans pouvoir) pour ne plus vivre dans la difficulté. Tout en faisant partie de la Nature il s’en préservait, mais il vivait à son côté, en intelligence. Il en avait besoin, il la respectait donc comme la prunelle de ses yeux. C’est la phase industrielle de l’Histoire qui a fini de détruire ce positionnement. Dorénavant l’homme, ou plutôt ce qui était devenu sa classe dirigente, cru qu’il pourrait se passer de la Nature ou en d’autre termes il cru qu’il pourrait la transformer afin de l’instrumentaliser. On passait d’un monde ou l’économie était pensée pour gérer les rapports entre l’homme et la Nature à un monde où on modèlerait le monde pour faire fonctionner une économie.
Bref, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’idolâtrer la nature pour la respecter et comprendre l’indispensable et indéchirable lien qui existe entre la Nature et l’Homme. Si l’ours est passé du statut de dieu à celui d’être déchu c’est peut-être parce qu’il a cessé d’être craint mais c’est avant tout parce que la montagne est devenu, comme le reste, un espace de production de richesses dans le cadre du système capitaliste. Si seuls les bergers avaient continué à habiter ces lieux les loups et les ours y seraient encore nombreux…et chassés. Et l’euskara y serait toujours l’idiome naturel. Mais la montagne est devenu un lieu de passage pour le sacro saint commerce, un lieu de loisir pour déconnectés de la nature entassés dans les villes. Le Pays Basque est devenu une région de la France éternelle et indivisible elle-même inséparable de l’Union européenne, elle-même maillon du système capitaliste mondial.
En ce qui concerne les questions que tu te poses Laurent, je trouve qu’elles ne sont pas correctement posées. « Pourquoi les Basques souletins ne défendent-ils pas l'ours qui a été victime, comme eux, de la folie des bien-pensants, de la soif de conquête, de puissance et du délire anthropocentriste ? N'y a-t-il pas chez certains d'entre eux (et je pense là aux paysans souletins en Haute Soule et aux Abertzale) une énorme contradiction à défendre, d'un côté l'euskara et un certain rapport à la terre lié à une agriculture paysanne, un respect des diversités culturelles et d'un autre côté, de vouer l'ours aux gémonies et lui dénier la place qui lui est dû dans la montagne ? » demandes-tu. Au risque de te décevoir, je répondrai pour ma part par d’autres questions. Comment peux-tu utiliser le terme « Basque souletins » comme un paquet compact ? Qui, en Soule, défend-t-il l’euskara et en même temps souhaite la disparition de l’ours ? Je crois qu’il faut se méfier des amalgames et des procès d’intentions qui ne peuvent que générer des antagonismes artificiels.
Au terme de cette petite (pour certain bien trop longue ?!) réflexion je me dis que je pourrais faire l’unanimité contre moi t pourtant, quel que part, je suis certain que ce que j’ai écrit là est profondément unificateur.

Etienne H. BOYER a dit…

C'est clair que c'est bien plus proche de mes idées que de celles de Sophie, Vivi...

C'est marrant, la première partie de ton texte, qui parle de la défense contre la Nature (pour mieux s'y intégrer) me rappelle mes premiers "Rahan, fils des âges farouches". Un paquet d'épisodes me sont revenus en mémoire, et ton discours s'est imposé en évidence.

Néanmoins, je trouve qu'il est absolument nécessaire qu'il y ait aujourd'hui un contre-pouvoir qui "idolâtre" la Nature, pour contre-balancer celui de la tendance actuelle, qui veut la réduire à sa plus commerciale expression...

S'il n'y avait pas tous ces abus (que nous avons cité plus haut) d'extrémistes ultralibéraux, il n'y aurait pas d'extrémistes écologistes...
Enfin ça me paraît logique, à moi...
XD

sophie a dit…

je ne vois pas en quoi ton ecologie est differente de celle de lurbeltz. c'est exactement la même, en pire.
aussi reactionnaire, encore plus nationaliste,autant de d'erreurs, et de contre vérités.

Lurbeltz a dit…

Oui beaucoup de choses dans ton commentaire Vivi.
Quand tu dis que " l’homme existe « contre la nature » c'était vrai jusqu'à il y a peu. maintenant les choses s'inversent brutalement et c'est l'homme qui est un danger pour la nature et donc pour lui même. Voilà pourquoi je pense qu'il y a des choses, des mots prononcés par certains souletins qui proviennent d'un profond atavisme, de cet instinct de survie, de ce rapport conflictuel avec la nature, alors qu'aujourd'hui, ce n'est plus justifié. La nature n'est plus l'adversaire aujourd'hui. Il y a un vrai anachronisme dans les positionnement et les pensées de quelques uns.
Mais finalement on en vient au même constat, lorsque tu dis que : "une recherche d’émancipation vis-à-vis de la Nature on en est arrivé à une lutte contre"
Ensuite, je maintiens qu'il devait y avoir une vénération un respect qui n'est évidemment pas la vénération des écologistes ou naturalistes contemporains. Dans la lutte même, dans le conflit l'homme était dans l'obligation d'accepter le monde dans lequel il vivait. Aujourd'hui on croit parfois pouvoir se passer des éléphants, des ours ou des loups.C'est une grave erreur. Dans tes propos, tu sembles séparer l'homme de la nature. C'est peut-être une grande erreur. C'est peut-être la grande erreur que partage les idéologies judeo-chrétiennes et le marxisme. M'enfin, je ne vais pas rentrer dans un domaine que je connais mal.
Pour ce qui est de tes dernières questions, sache que j'ai été particulièrement déçu de la position d'ELB, qui, après avoir consulté sa base (St Engrace Larrau), juste avant les élections dans les chambres d'agricultures, a pris position contre le renforcement (on ne parlera pas de réintroduction). Je ne crois pas trop m'avancer en disant que Natura 2000 et la cause de l'ours n'est pas particulièrement populaire (euphémisme) en Soule. Je crois avoir été le seul souletin élu à avoir voté pour Natura 2000 alors que tous les élus souletins ont été conviés à se positionner. Les questions que je pose, je les pose eu égard à mes propres préoccupations écologistes mais sans oublier la place du pastoralisme.
Mais comme le dit Mme Sophie, je pense qu'il ne faudrait pas que nous discutions très longtemps pour nous mettre d'accord.
Peut-être serons-nous d'accord sur le fait que l'ours est un bouc émissaire. Que la lutte est ailleurs, que les exploitations agricoles continuent de disparaitre à Moncayolle à Chéraute, là où il n'y a pas l'ombre d'un ours et qu'à la limite, c'est là où les ours ne sont pas loin que le pastoralisme résiste le mieux, car les 2 sont les gardiens de la montagne et d'une certaine manière de vivre avec la nature justement.

Etienne H. BOYER a dit…

Oué Sophie! T'as qu'à dire qu'on est des frontistes de l'écologie... Des nazillons Verts,
Tant que tu y es... Je pense que là, on aura atteint le point de non retour avec toi!

pelotari a dit…

sophie tu sort vivi c trop long c un blog pas un roman
vs m avez battues vs étes plus betes que moi
je suis decu.
pelotari l homme qui rit