samedi 12 avril 2008

Xan de l'ours

Voilà un livre qu'il faut lire sans plus attendre.
D'abord, l'intrigue se passe chez nous, en Haute-Soule, à Saint Engrâce. Et ça fait plaisir, tout d'un coup, que nous soyons le centre d'une intrigue romanesque pas débile. Ensuite, le livre parle de la Soule joliment, de nos montagnes, de la nature, mais aussi de notre mythologie basque, des vieilles croyances et notamment celle de Xan de l'ours, que nous partageons avec nos amis bearnais et d'autres dans les montagnes pyrénénnes.
Ensuite, le livre parle des ours et là l'auteur prend parti, il aime l'ours vivant, debout, et il exprime cela dans ses mots et de belle manière.
Ensuite, et parce que le livre a plus d'une corde à son arc, (ce qui fait qu'il ressemble finalement à une harpe) le livre est préfacé par le chanteur Renaud dans lequel il parle de l'assassinat de Cannelle, du soutien qu'il a affiché à Eric Petetin, au combattant de la vallée d'Aspe, à l'euskara, aux ikastolas (il n'en parle pas, mais je sais qu'il soutient les ikastolas.)
Et puis à la fin, un épilogue qui explique un peu la réalité historique et nous donne envie d'en savoir plus.
  • Pour finir, sachez que vous trouverez l'ouvrage facilement chez Allande Etxart, place des allées à Mauléon et que Marc Large, l'auteur viendra dédicacer le livre à Mauléon le 19 avril à 10 h toujours chez Allande Etxart.
  • A noter aussi l'après-midi, à 15 h salle Iraty du centre multi-services à Mauléon, une discussion autour de l'ours, en présence de Marc Large et de Jean-Michel Bedaxagar organisé par l'association Astobelarra Le grand Chardon.
J'ai oublié un truc... Le Marc Large, en plus, il est illustrateur et il a écrit d'autres livres mais bon, je m'arrête car il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage.
Pour en savoir un peu plus, je vous invite à visiter son blog : http://xandelours.canalblog.com/

Liens :
Synopsis
En 1780, autour de Sainte-Engrâce, petit village isolé dans la montagne basque, une inquiétude monte parmi les habitants et les bergers. Tous sont convaincus de la présence énigmatique d’un homme sauvage dans les forêts voisines. Ils portent contre lui les pires accusations. Une très vieille légende basque parle en effet d’un être mi-homme, mi-ours, né à la suite du viol d’une bergère par le plantigrade. Craignant pour la stabilité sociale de sa région, le gouverneur, lieutenant du roi dans le Pays de Soule, Mesnard de Clesle et le prêtre Haritchabalet établissent un rapport destiné au roi. Intrigué, ce dernier missionne l’un de ses meilleurs naturalistes : Louis Jean-Marie Daubenton. Dès son arrivée aux abords des fabuleuses gorges d’Holzarté et Kakoueta, le scientifique se retrouve confronté à une population superstitieuse et mystérieuse. Il devra néanmoins retrouver l’homme sauvage, velu comme une bête, et apporter enfin une explication rationnelle à son existence. Il lui faudra comprendre une culture très différente de la sienne, parcourir des paysages fantastiques et surtout démêler une intrigue teintée de meurtres et de disparitions.

6 commentaires:

Etienne H. a dit…

Effectivement, je n'ai pas axé ma chronique sur ce fait, mais "Xan de l'ours" est un livre militant. Un livre qui au travers d'une histoire et d'une légende, distille un message d'amour de la nature sauvage (et donc de l'ours, qui en fait partie intégrante), et d'amour et de tolérance entre êtres humains.
On est loin du message chrétien et manichéen. Marc Large est un humaniste, et un écologiste. C'est un fait évident à la lecture du livre.

Lurbeltz a dit…

Par rapport au message chrétien, c'est justement les catholiques, apparemment qui ont détroné les ours qui étaient il y a longtemps les rois des animaux en Europe. Cela au profit du lion. C'est vrai hein, l'exotisme, c'est tellement mieux !Les indigènes mal éduqués avaient une vénération pour le plantigrade et racontaient probablement des histoires pas toujours "propres" dans le sens chrétien du terme.
Quand je pense à tout le mal qui a été fait par les catholiques, je me demande encore comment on peut faire aujourd'hui pour supporter le poids de ce passif. Se dire chrétien aujourd'hui c'est une lourde charge je trouve.
Tiens ce serait un bon sujet pour un futur papier.

jenofa a dit…

Au fait, dans le bouquin de Pastoureau, tu as lu le passage sur Saint-Augustin?
Depuis le temps que nombre de personnes, non-croyants compris, me serinent que je devrais absolument lire Sain-Augustin sans quoi je mourrais idiote!
D'après Pastoureau, ce brave Augustin était malade de la tête. Il avait une phobie obsessionnelle, celle des animaux, tous, sans exception. Il voulait les éradiquer de la Terre et cherchait comment il pourrait bien s'y prendre. Pas une histoire d'aryens et de non aryens, mais quand-même, y'a un air de famille.
Ben dis-donc! Pas demain que je vais me mettre à le lire, l'Augustin, même si je trouve ses oeuvres à prix réduit dans un vide grenier!

Lurbeltz a dit…

Ça fait un sacré moment que je l'ai dans ma bibli mais je ne l'ai pas encore lu. Enfin, je parle du Pastoureau, pas de Saint augustin. j'ai bien un bouquin de Saint Augustin, mais que j'ai jamais ouvert : "les confessions" je crois ? C'est possible que ce soit les confessions ? Ou je confond avec J.J Rousseau ? A propos de Rousseau, tu a lu les "rêveries du promeneurs solitaires"je pense. J'en ai un beau souvenir. Faudra que je le relise.
Qu'est que tu penses du texte de Saint François d'assise, le petit texte... J'ai oublié le titre.

jenofa a dit…

Oui, Rousseau et Saint-Augustin, ce sont les confessions.
Les rêveries, j'en ai un vague souvenir. j'ai du lire quand j'avais 13 ou 14 ans, c'est un peu lointain---
Ben euh--- quel texte de Saint-François d'Assise? Il a dit tant de choses! Toujours très belles, d'ailleurs. L'empathie, la compassion, pour tout ce qui vit. Mon frère le loup, ma soeur la lune.
Mais pourquoi, au milieu de tout cet émerveillement, de tout cet amour,de toute cette douceur; a-t-il fallu qu'il s'impose de telles violences physiques. C'est la vilaine marque d'un catholicisme qui porte la souffrance au pinacle.
Ca fout tout par terre, je trouve.

Lurbeltz a dit…

J'ai trouvé, c'est le : Cantique de frère soleil. J'ai un peu de mal avec la fin !


Cantique de frère soleil

Très haut, tout puissant, bon Seigneur,
à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur,
et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent ;
et nul homme n’est digne de prononcer ton nom.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures :
spécialement Messire frère soleil
qui donne le jour, et par qui tu nous éclaires ;
il est beau et rayonnant avec une grande splendeur :
de toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur lune et pour les étoiles :
dans le ciel tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour frère vent,
pour l’air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur eau,
qui est très utile et humble, précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu,
par qui tu éclaires la nuit ;
il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour soeur notre mère la terre,
qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs
aux mille couleurs et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent pour l’amour de toi,
et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix,
car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre soeur la mort corporelle,
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel !
Bienheureux ceux qu’elle trouvera conforme
à tes très saintes volontés,
car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces,
et servez-le avec grande humilité.

Auteur : Saint François d’Assise