lundi 10 novembre 2008

"Dune" de Frank Herbert

Boudiou... Voilà un roman. 700 pages de mots serrés comme les pommes dans le pommier. C'est quand même génial que, dans la vie, il y ait des gens pour faire ce genre de boulot, c'est-à-dire créer et imaginer des mondes et des histoires. Quand on lit Dune, on se dit que c'est du travail d'artisan d'art, de l'orfèvrerie à l'état pur, ciselé au millimètre. Dune n'est pas un petit roman de science fiction du genre Werber ou Chattam avec des ingrédients formatés afin ne pas lasser le lecteur de peur qu'il ne se barre chercher un autre livre. Apparemment, Frank Herbert, c'est pas qu'il se foutait du lecteur, mais il n'a pas écrit son livre en fonction d'un lectorat, ça c'est certain. Il avait un truc dans les tripes, point. Et il a écrit, il a écrit, il a écrit.
Le lecteur pressé doit s'abstenir de lire Dune. Foin du suspense, foin de l'action à couper le souffle pour accrocher le lecteur à chaque page. C'est par des mots et des phrases - qui ont pour objectif de construire une histoire et de plaquer les paysages et les sentiments - que ce livre est marqué au fer rouge pour la postérité. Dune ne s'avale pas, il se gagne de par sa méticulosité et sa précision. Dans ce certain sens, il me fait penser à "Le rouge et le noir" de Stendhal. Rien à voir du point de vue du sujet mais il y a la même préciosité et il doit se gagner pour être aimé. Mais il se trouve que j'avais pas trop aimé Le rouge et le noir.
Est-que j'ai aimé Dune ? Oui. Mais je n'ai pas été entièrement soulevé tout de même. J'ai aimé, point.
A noter qu'il ne faut pas se fier à la couverture ci-dessus. Le Dune que j'ai lu est un livre emprunté à un copain qui comprend "Dune" et "le messie de Dune" en un même volume. Le cycle comprend encore un paquet de pages.
Au fait Dune, qu'est-ce donc ? Je vous propose la présentation de l'éditeur.

Voici ici la présentation de l'éditeur :

Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ?

8 commentaires:

Sophie a dit…

Test : peut-on causer littérature sur ce blog ?

Si oui, cette question toute simple. Le style est-il soluble dans Dolto ?

Autrement dit comment peut-on écrire « Et il a écrit, il a écrit, il a écrit….Foin du suspense…foin de l'action à couper le souffle…Ce livre est marqué au fer rouge pour la postérité… » ?

sophie

sophie a dit…

merci d'avoir publié ce commentaire pas très sympa (et sans aucun intérêt). je voulais juste m'assurer que tu restais attaché à la parole libre sur ce blog participatif. modération bien sûr, mais liberté d'expression quand même. bravo.

jenofa a dit…

Si je peux me permettre; Lurbeltz---, je ne comprends pas trop pourquoi tu passes du temps à écrire des articles sur quelque chose que tu as aimé, point.
C'est totalement contraire à ma nature qui est d'adorer un livre ou un auteur, de détester ou de rester indifférente. Dans la troisième hypothèse, je n'éprouve pas le besoin d'en parler. Et je crois de sus que j'ai plutôt tendance à vouloir faire partager quelque chose que j'aime que de dégoûter les gens si je n'aime pas.A quelques exceptions près, tellement énormes que je ne peux me retenir, comme pour Céline, par exemple.
Quand on lit cet article, on n'a pas envie de lire le livre, mais on n'a pas envie non plus de l'éviter comme la peste. Etrange, comme sensation.
Alors, tu as sans doute tes raisons, mais j'aimerais les connaître.

Lurbeltz a dit…

Jenofa, si je devais parler uniquement des livres qui m'ont emporté dans le ciel ! Hein !
J'aime bien parler des livres même de ceux que j'ai "aimé, point".
D'abord, ça me fait écrire et j'aime ça, écrire.
Ensuite bon, peut-être d'autres l'ont lu et voudraient peut-être intervenir pour donner leur vision et la faire partager.
C'est vrai que sur ce post, j'avais peut-être pas grand chose à dire de limpide ou d'attractif. Mais c'est comme ça, c'est un avis de lecture, et je ne suis pas le premier pour m'exprimer et dire plus ou moins "bof" au sujet d'un bouquin.
Après, aussi, chacun sa façon de réagir, évidemment et nous ne sommes pas tous pareils.

Lurbeltz a dit…

Je voulais préciser un truc sur mes relations avec les livres.
Il y a longtemps, j'avais lu "De la terre à la lune" de Jules Verne. J'étais enfant, j'avais 13 ans. J'étais dans un camps de vacances et on m'avait piqué mon livre qui était une histoire avec des mots, mais qui devait être aussi un objet transitionnel un peu aussi... Un doudou en quelques sortes. Quelque chose qu'on touche, qu'on caresse, qu'on respire, qu'on garde contre soi. Je garde ce souvenir d'arrachement lié au vol de ce livre.
Quelques années après, j'étais grand et j'ai racheté le livre mais l'histoire ne m'a pas emballé et je ne l'ai pas terminé.
Tout ça pour dire que quel qu'ils soient, pour moi les livres sont des petits objets magiques et quels qu'ils soient, je leur voue une vénération sans bornes. Et chaque livre que je lis c'est un livre qui passe dans mon histoire, ou une histoire qui compte dans mon histoire. Mon histoire personnellement n'est, elle même, pas sublime, j'ai rien vécu d'exceptionnel et pourtant j'ai eu l'impudence et l'orgueil certainement, de publier des chroniques qui racontent parfois ces petits moments de mon existence . Tu remarqueras que dans les Pensements, je parles aussi bien de truc que j'adore que des trucs que je déteste. Voilà c'est la vie les livres.
Tu vois, toi même, ça fait pas mal de temps que je t'encourage à faire de même... Voilà, on n'est pas fait pareil.

jenof@ a dit…

Ben si,justement.
Alors, si je devais écrire sur tous les livres que j'ai aimés point, vu que que je n'en ai détesté qu'une dizaine sur des milliers, j'aurais usé 10 000 stylos, causé la mort de centaines d'arbres et usé les touches de 25 claviers.
J'ai choisi, tout naturellement, d'être fort peu diserte.
Et puis, je préfère parler d'un auteur que d'un livre car un livre ne fait pas une oeuvre et je m'attache à la personne de l'écrivain, sur la durée, en le suivant sur plusieurs ouvrages. Le reste m'intéresse bien peu, je l'avoue.
D'ailleurs, as-tu écrit sur TOUS les livres qui t'ont tansportés? J'imagine que non. Alors, pourquoi choisir le tiède au lieu du chaud?
Dis, t'es pas en train de nous tourner Bayrou au moins? "Au milieu"? 'Un peu, beaucoup, à la folie, MOYENNEMENT"?

Lurbeltz a dit…

Depuis que je fais ce blog, je me suis mis en tête de faire une note de lecture à chaque livre. A quelques rares exceptions.
C'est une façon de garder en mémoire un souvenir de lecture. Il y a des livres que j'ai lu il y a très longtemps, je serais bien en peine de dire ce qu'ils racontent. Et je trouve ça dommage.
Pour en revenir à Dune, même si j'ai pas été transporté, chaque moment ou je retrouve mon livre, où je reprends le fil de l'histoire avec ses personnages et ses paysages, c'est un moment retrouvé, comme un de ces premiers baisers éternels que l'on pourrait faire revivre tout au long de la vie.
Pour Bayrou... Mefie toi ! Figure toi que je suis en train de livre le bouquin de Lassalle. Je prends des notes. Voilà un bouquin que j'ai eu du mal à ouvrir et que je vais être content de refermer. Pour tant, je vais me faire un réel plaisir d'écrire quelque chose à ce sujet.

jeno a dit…

Gros maso, va!