dimanche 20 janvier 2008

Histoire de la révolution écologiste

Yves Frémion, écrivain et journaliste, est entré chez les Verts en 1987. Personnellement, quand j'étais gosse, je voyais son nom dans le journal de BD Fluide Glacial dans lequel il écrivait des chroniques.
Dans ce livre, il fait l'historique de l'écologie politique depuis ses débuts.
Il est bon de rappeler ce qu'est l'écologie politique. Selon l'auteur, "l'écologie politique peut être définie comme ce qui articule la défense de la nature et de l'environnement, la solidarité sociale, le combat démocratique pour une cityenneté pleine et entière, et enfin l'équité entre pays du Nord et du Sud."
Pour moi l'écologie politique c'est la prise en compte dans la gestion de la cité de notre capacité de destruction démultipliée depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Sachant que dans le mot nature, j'entends, les humains, les animaux, les végétaux, les montagnes, les mers, le ciel et l'eau etc...
Ce livre malheureusement n'interessera que les écologistes dont je suis. Ou alors quelqu'un de très très curieux qui ferait une étude sur le mouvement écologiste. Quoi qu'il en soit, on sent que tous les personnages qui traversent ce livre sont les premiers qui ont sonnés l'alarme, avec 20 à 30 ans d'avance. Mais aujourd'hui l'électeur s'en fout, et ne semble pas avoir encore bien mesuré la dimension du problème. Il préfère toujours penser que le parti vert est un complément inutile ou utile dans le paysage politique. Mais un gentil complément, rien de plus.
Je suis partagé à la lecture de ce livre. D'une part, le sentiment d'être partie prenante d'un mouvement historique visionnaire et d'autre part, d'être totalement incompris par un électorat qui vote toujours pour les mêmes.


Présentation de l'éditeur L'écologie a bouleversé le paysage politique en France, comme dans la plupart des pays du monde, et s'est installée comme un grand courant de pensée politique. Plusieurs de ses dirigeants ont été promus à de hautes fonctions de l'État, et l'ensemble de la classe politique à du prendre en compte ses idées nouvelles. Après l'avoir définie comme " ce qui articule la défense de l'environnement, la solidarité sociale, le combat démocratique et l'équité entre pays du Nord et du Sud " Yves Frémion nous livre l'histoire de l'écologie politique en France. Depuis les précurseurs, scientifiques ou penseurs (d'Élisée Reclus à Serge Moscovici, de Henry David 'Thoreau à Jacques Ellul, de Robert Hainard à Ivan Illich), jusqu'à la création des mouvements (Amis de la Terre, Survivre et Vivre, Génération écologie, les Verts) qui ont amené doucement depuis 1968 la révolution écologiste. Les grandes dates, les grands événements (Bugey, Larzac, Plogoff, Malville, fauchages d'OGM, luttes contre les marées noires...), tout en évoquant les premiers candidats aux élections (de Dumont à Voynet en passant par Lalonde, Waechter, Mamère, Cohn-Bendit, Lipietz...). Cette révolution écologiste est autant une rupture avec le libéralisme ambiant qu'avec la tradition du " mouvement ouvrier " qui l'a précédée, ce qui la rend difficile à classer sur le sempiternel axe gauche-droite,

Biographie de l'auteur
Yves Frémion, écrivain et journaliste, est entré chez les Verts en 1987. Il en est devenu rapidement député au Parlement européen puis conseiller régional. Il suit depuis 1968 les aventures complexes de l'écologie politique.

14 commentaires:

Anonyme a dit…

Ou qui vote pour les verts qui se laissent séduire par Sarko-UMP, l'homme et la femme étant ce qu'ils sont, c'est à dire fort sensibles au pouvoir, aus honneurs, et.
Pragamtisme, quand tu nous tiens!

Etienne H. a dit…

Tu connais la légende de "Midas"?
Non, pas le discount de la vidange et du pneu, le roi! Midas transformait tout ce qu'il touchait en or. Ce qui est à première vue un merveilleux pouvoir, bien plus politiquement correct que celui de l'âne de "peau d'âne", qui lui, chiait des diamants...
Sauf que quand Midas voualit manger une pomme, le fruit se transformait inéxorablement en or! Et donc il était riche à crever, mais ne pouvait pas manger! Ce qui, tu en conviendras, ne lui servait pas à grand chose...

Sarkozy, lui, il transforme tout ce qu'il touche en excrément! il phagocyte tout, le digère, et le recrache sous forme de matière fécale putride. Ainsi est-il du progrès social (travailler plus pour gagner plus), de l'écologie, de l'information, de la morale (il se fait élire par le peuple, et part en vacances sur un yacht d'un de ses amis, raconte son divorce et son remariage avec une top modèle à grand renfort de presse), etc.
Sarkozy, c'est le Midas d'une société en pleine déliquescence, un monde qui a perdu son intelligence, et fuit inconsciemment en avant vers sa perte.

Lurbeltz a dit…

Jolie démonstration Etienne.
Oui il est très fort le Sarko. En plus il arrive à récupérer dans sa besace des gens intelligents et efficaces même à distance puisqu'il vient de toucher la capitale du Pays-Basque.
Tu vois, Jenofa, quand je disais lors de la réunion à Maule : "mais jusqu'à quel point sommes nous tellement indispensables", c'est ça que je voulais dire. Sommes nous indispensables au point de faire n'importe quoi.

jenofa a dit…

Non, non, pas au point de faire n'importe quoi!
Certes, non!
Et là, vraiment, à + d'un titre, c'est n'importe quoi!
Mais "nous", c'est qui?
Quels sont nos points communs?
Qu'est-ce qui nous sépare?
Vanité, vanité, tout n'est que vanité.
Mais en moi en ce moment, la colère, celle d'avoir laissé faire par épuisement et trop grande confianceà des gens qui ont, eux, parfaitement su se servir de mon épuisement.
Et comme je suis très vaniteuse, moi aussi, y'a un truc que je ne supporte pas, c'est d'être instrumentalisée.
Je ne pardonnerai à personne. Ni à eux, ni à moi.

Etienne H. a dit…

Jeno, j'ai discuté avec un de mes confrères (mais néanmoins ami) qui dit s'y connaître mieux que moi en politique (Faut dire qu'il y'a pas de mal, aussi...).

Il m'a dit exactement ceci : "Martine Bisauta et Bernard Causse, ils végétaient chez les Verts. Avoir des idées c'est bien, mais si tu peux les faire avancer, c'est mieux. Tu paries que dans deux ans, grâce à eux (qui ont intégré l'équipe UMP et qui seront à coup sûr élus), y'aura du tri sélectif à Bayonne? Jamais les rêves des écolos n'auront une telle occasion de devenir réalité."

Un politicien souletin -qui présente sa liste "apolitique" à Mauléon- m'a peu ou prou tenu le même langage, à propos d'une certaine alliance que nous aurions fait capoter pour des "logiques de partis complètement has-been, et en décalage complet avec le territoire".

Il y a ceux qui sont prêt à se compromettre pour espérer obtenir quelque chose (eh oui, l'infiltration derrière les lignes ennemies, ça peut être une stratégie...) et il y a ceux qui restent intègres, mais qui se condamnent peut-être à ne jamais être entendus, ni pris au sérieux.

Moi, je suis Vert, et de Gauche. Et j'entends le rester, même si ça signifie être pour toujours dans l'opposition...

Lurbeltz a dit…

Oui toute cette marmaille, ça leur plait cette histoire. Tout le monde est au courant. Si Voynet était allé au gouvernement Sarkozy, que se serait-il passé ?? ce qu'il se passe à Bayonne est du même registre.
Je suis d'accord avec toi Etienne, notamment sur ta dernière phrase. Et c'est ce que je disais lors d'une réunion à Mauléon : je demandais :"jusqu'où sommes nous réellement indispensables". C'était dans la période où on réfléchissait d'aller avec Etchebest. Sommes nous indispensables à telle enseigne qu'il faille renier nos idéaux et aller n'importe où ?
Non, non et non !

jenofa a dit…

Ils végétaient? Et ta soeur?
Mieux vaut entendre ça que d'être sourd!
Depuis 1984, Martine Bisauta, qui s'était déclarée écologiste en 1990 pour se présenter sur une liste avec les abertzale (moi, je pense pouvoir dire sans mentir que je suis écolo mais je ne l'avais jamais rencontrée, la Martine!) disait pis que pendre des Verts. D'après elle, les Verts, c'était les petits oiseaux, autant dire de la merde) et c'est tout. Elle a atténué toudmeme un peu ses attaques après 90, parce que Jean Lissar (autre gauchiste notoire) avait adhéré aux Verts. Ensuite, en 1995, alors que l'on était déjà sorti depuis un moment du "Ni droit ni gauche", elle a utilisé ce prétexte pour adhérer. Coïncidence inimaginable (rires, en 1996, elle laissait tomber les abertzale (déjà du pousse toi de là que je m'y mette!) pour se présenter sur une liste avec le PS sur laquelle elle a été élue. Depuis, elle n'a eu de cesse pour x élections, de nous coller d'office au PS.
Cette fois-ci, tu sais quoi.
Ca ne te fait pas penser à quelqu'un qui est prêt à se vendre au plus offrant, ça? Et ça sert à quoi de lui parler de "Nos idéaux". Les idéaux de gens comme ça, ça se résume à obtenir la meilleure place au soleil. Ce qui me gêne le plus, c'est que là, elle a entraîné dans son délire de personne charismatique rompue aux techniques d'instrumentalisation un certain nombre de personnes qui sont pourtant sincères et honnêtes, que j'aime et qu'elle jettera dès qu'elle n'en aura plus besoin. Mais bon,on n'y peut rien, nous. C'est chiant, elle va foutre en l'air toutes ces années d'abnégation de plusieurs personnes.
Et maintenant, elle fait le coup de "y'a que l'environnement qui compte, ma pov'dame' Faut sauver la planète, faut sauver le climat. Le reste, on verra plus tard".
Gerbos.
Une fois chez Grenet et chez Sarko (quoi qu'en disent les plus naïfs et les plus lâches d'entre nous), elle ne fera rien de plus qu'un UMP aurait pu faire. Jeu des aides, des subventions, des lois. Si il se passe quelque chose de positif, elle dira à tout le monde et en premier à nous, que c'est grâce à cette décision qu'elle a prise de partir avec le Grenet. Comme Inchauspe a raconté pendant plus de 40 ans que les retraites, c'était lui, que les bourses d'études, c'était lui, etc.
Bref, la prochaine fois que vous rencontrerez une soi-disant gauchiste, soi-disant féministe, amis souletins, sauvez-vous à toutes jambes.
Et Lurbeltz, ne te fatigue pas à leur parler, à ces gens là, du sous-commandant Marcos. C'est comme quand je leur parle de Giono. Un pet sur une toile cirée.
Dis, Lurbeltz, tu comprends maintenant pourquoi elle s'en prenait avec tant de violence à Luce Lapin?

Etienne H. a dit…

Jeno, je n'ai pas toutes ces notions d'histoire que tu as. Mais je sais une chose, ce qui arrive est très laid...
Je pense aussi que cette crise est de nature à faire imploser les Verts du PB, ainsi que les Verts tout court (puisque le phénomène semble national).
Pour moi, le fait d'être "écolo" et "de gauche" est indissociable (la réciproque n'est pas forcément vraie, par ailleurs...). Et si je ne détiens pas la vérité universelle, j'espère au moins être dans le vrai à ce sujet...
Où sont nos racines? Je crois que nous devons tous ensemble nous poser cette question fondamentale.

jenofa a dit…

Oui, certes, mais le "tous ensemble", n'est heureusement pas déterminé par une carte d'adhésion aux Verts.

Kolova a dit…

oui Jenofa, et de moins en moins en fait... parce qu'être Verts, en ce moment, c'est:
- à quelle sous secte appartiens-tu Kamarad, celles du Polit Buro (et parmi elles, laquelle?) ou celle des "vaincus" , des "environnementalistes, des "catastrophistes", des qui n'ont rien compris au Social, des "Cochétistes de droite, forcément de droite" ?...
- plutôt que: ça y est, on commence à être entendus, tirons ensemble dans le même sens les copains pour rappeler que, quand même, nous travaillons sur le sujet depuis plus de 20 ans ET NOUS AVONS DES SOLUTIONS, pas pour tout certes, mais pour atténuer les conséquences sociales, économiques et environnementales du réchauffement climatique...

Le problème c'est que cela n'intéresse pas grand monde à la direction des Verts, et oserais-je le dire, chez certains Verts, de plus ou plus nombreux en fait, parce que les autres se tirent... de gré ou de force d'ailleurs... On épure drôlement dans ce parti en ce moment...

Nous avons construit une politique réellement révolutionnaire, qui n'a rien à voir avec celles des vieilles gauches du siècle dernier, et on n'y croit pas !!!
On se raccroche en bêlant à "la gauche", "la gôche", comme si celle-ci était une et indivisible et parfaite... parfaite dans quoi ? dans le productivisme ? dans le toujours plus de voies pour le transport de marchandises dues au consummérisme forcené ? dans le nucléaire ? dans des emplois à tout prix, quelque soit la structure qui les offre ? Dans les usines d'armement ET DE MINES ANTI-PERSONNELLES parce que ça nous permet d'être au 5e-6e rang mondial? dans le fonctionnement royaliste de la République ? Dans l'hégémonie de certains conseils généraux ?...

C'est de ça qu'on doit se revendiquer ?

Non merci. Moi je suis d'écologie, la seule force vraiment révolutionnaire du XXIe siècle

Lurbeltz a dit…

Oui, mais ceci dit je n'aime pas quand même que l'on raille la gauche. c'est un peu à la mode de dire que gauche et droite ça ne veut plus dire grand chose.
A nous les Verts, de faire en sorte qu'à gauche on comprenne enfin qu'il faut sortir du productivisme, du nucléaire, et aller au delà du "pouvoir d'achat" et parler enfin de "pouvoir de vivre".
Il est clair que seule la gauche in fine pourra être receptive à tout cela, parce que la logique de la droite, c'est le conservatisme et en matière d'environnement actuellement, c'est la logique de l'opportunisme.

Etienne H. a dit…

"On se raccroche en bêlant à "la gauche", "la gôche", comme si celle-ci était une et indivisible et parfaite... parfaite dans quoi ? dans le productivisme ? dans le toujours plus de voies pour le transport de marchandises dues au consummérisme forcené ? dans le nucléaire ? dans des emplois à tout prix, quelque soit la structure qui les offre ? Dans les usines d'armement ET DE MINES ANTI-PERSONNELLES parce que ça nous permet d'être au 5e-6e rang mondial? dans le fonctionnement royaliste de la République ? Dans l'hégémonie de certains conseils généraux ?..."

Désolé, ce n'est pas MA vision de la gauche. Pour moi, ça, c'est la droite... Ou une droite qui s'ignore.
Et prendre la main tendue de la droite, c'est de l'opportunisme, ni plus, ni moins.
Maintenant, à chacun sa conscience. Peut-être que celle des gens qui "changent d'avis comme le vent tourne" est meilleure que la mienne, dans l'absolu...
On verra bien.

jenofa a dit…

Pour moi, Etienne, dans ce cas de figure, c'est encore bien pire que de l'opportunisme.
Je pense à l'écrire, à dire tout ce que je sais, ce que j'ai sur le coeur, mais il faut du temps, encore et toujours du temps sur ma vie pendant que tout le reste attend et souffre, moi y compris. Et je lis, j'entends : "le choix courageux de Martine", le "sacrifice de Martine" (Bon Dieu, où est le crucifix, vite, une croix pour Martine, elle va saigner en direct et en public, mais il nous faut d'urgence une croix en faux bois!)
Et puis, qui prendra le temps, qui aura le courage de lire vraiment, de s'accrocher au sens et non pas au détail qui permet de démonter l'autre?
Peut-on dire vraiment des personnes à qui l'on pense, toi et moi, qu'elles "changent d'avis comme le vent tourne". N'est-ce pas, tout simplement, qu'elles ont, depuis toujours, cet appétit de puissance qui ne nous effleure pas, toi, Lurbeltz et moi et d'autres et que surtout, nous ne savons pas déceler parce que nous avons le coeur plutôt tourné vers l'amour, la solidarité, la sororité et la fraternité,la compassion, l'empathie que vers la gagne?
Suffit-il vraiment de crier au monde son engagement féministe pour développer en soi les valeurs féminines sans lesquelles le monde crève?

Etienne H. a dit…

Chais pas... En tout cas, moi et l'appétit de pouvoir, ça fait deux! ça m'empêche pas de dénoncer haut et fort ce vil penchant dès que je peux.