mardi 6 novembre 2007

Pars vite et reviens tard

Le dernier roman policier que j'ai lu, c'était pas sain, je l'ai dévoré. C'est pas bon en général de dévorer, ça fait mal à l'estomac. Pour les livres, c'est sûrement pareil, ça doit faire mal quelque part. C'est paradoxal, mais je n'aime pas les livres que l'on lit comme un sauvage en attendant toujours la suite de la phrase, la suite du paragraphe, en attendant de tourner la page pour savoir ce qui arrive après. Il m'arrive même de sauter des mots, quand j'ai affaire à ce genre de roman, pour aller plus loin, plus vite, pour savoir ce qu'il va se passer ensuite.
Et puis pourquoi chercher à toujours agripper le lecteur de cette manière ? C'est comme si l'écrivain n'avait finalement pas confiance en lui, et qu'il devait user de stratagèmes pour le tenir sous son joug. Ça m'a fait cet effet en lisant le "Da Vinci Code" et dernièrement "l'instinct maternel" de Barbara Abel ... C'est bien, on a du plaisir à lire, mais à la fin du livre il ne reste pas grand-chose, comme une série B à la téloche.
Je viens donc de lire ce roman policier "Pars vite et reviens tard" qui se lit sans qu'on soit secoué comme un prunier par des effets à "sucepense" à la vaziquejtepousse. d'abord c'est agréable à lire et l'histoire est prenante sans que vous ne soyez tenté de lire à toute berzingue. Ce roman de Fred Vargas c'est mon petit cousin de Bretagne qui me l'a filé. Je ne connaissais pas cet auteure (oui c'est une femme) mais j'en avais entendu parler et toujours en bien par des gens qui ne se laissent pas avoir par un certain type de littérature gratte-couille (Euh ! je dis gratte-couille afin d' être un peu vague dans la description, car finalement c'est très suggestif, hein "les coût et les douleurs", comme disait Coluche.)
Pour en revenir à ce que je disais au dessus, il y a quelques auteurs qui ont eu le génie d'une lecture à plusieurs niveaux. Celui qui m'a fait le plus d'effet, c'est Victor-Hugo, dans ses romans comme "les travailleurs de la mer", "1793", "les misérables", "l'homme qui rit" ou "Notre dame de Paris". Quand je lis V.H, je suis toujours dans l'instant. Son écriture me plonge dans l'histoire. Son style est magnifique et ses histoires extraordinaires. Et quand j'ai fermé le livre, il reste toujours en moi un étrange bien-être, un peu comme quand on écoute de la musique classique.
Bon rien à voir quand même avec Fred Vargas, Mais "Pars vite et revient tard" est un chouette roman.
Mince je tchatche je tchatche et finalement j'ai même pas dit de quoi il en retournait dans ce roman. Allez débrouillez-vous avec le synopsis ci-dessous.

Synopsis
Pour avoir rossé un armateur responsable de la mort de deux marins, Joss Le Guern, capitaine du chalutier Le Vent de Norois, a connu la prison, puis le chômage avant d'échouer à Paris et de devenir "crieur", place Edgar Quinet. Trois fois par jour, Joss relève les messages, accompagnés de pièces ou de billets, que ses clients ont déposés dans sa boîte et, trois fois par jour, perché sur une estrade, il crie les nouvelles devant les habitués du quartier. Un jour, Joss découvre dans sa boîte une étrange missive qui se révèle inquiétante. C'est tout au moins ce que pense Hervé Decambrais, un septuagénaire qui allie à la broderie de napperons une érudition peu commune. Et comme ces messages bizarres continuent d'arriver trois fois par jour, il va déployer tous ses efforts pour en détecter le sens caché. Le commissaire principal Jean-Baptiste Adamsberg, qui vient d'être affecté à l'antenne du XIIIe arrondissement de la brigade criminelle, reçoit Maryse. La jeune femme est affolée d'avoir découvert peint en noir sur presque toutes les portes de son immeuble un grand 4 inversé accompagné des lettres CLT. Le policier se décide à prendre l'affaire au sérieux lorsque des tags similaires sont découverts dans un autre arrondissement et qu'un cadavre est retrouvé, la peau enduite de charbon. Bientôt les deux affaires vont se recouper. Avec ses accroches insolites, Fred Vargas crée d'emblée un mystère. Elle entraîne le lecteur dans une plongée au cœur de l'histoire en compagnie de personnages déjà croisés dans de précédent romans, comme Adamsberg et son amie Camille (L'Homme à l'envers), ou encore Marc, l'un des évangélistes (Debout les morts). On y croise aussi d'autres individus singuliers comme Joss le crieur, Hervé, l'as du napperon brodé ou l'ancienne prostituée Lizbeth. Instructif et divertissant, ce nouvel opus qu'on déguste avec délice, est évidemment copieusement garni de digressions et des célèbres aphorismes qui font le charme des polars de Fred Vargas. --Claude Mesplède --Ce texte fait référence à l'édition Broché . Présentation de l'éditeur

Ce sont des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris. Une sorte de grand 4 inversé, muni de deux barres sur la branche basse. En dessous, trois lettres : CTL. A première vue, on pourrait croire à l'œuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique. De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces accompagnées d'un paiement bien au-dessus du tarif. Un plaisantin ou un cinglé ? Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

Liens avec commentaires du livre

2 commentaires:

jenofa a dit…

Moi, ça ne me gratte jamais là où tu dis, mais j'ai tout lu de Fred Vargas. Et vinzou, qu'est-ce que j'aime!

Lurbeltz a dit…

Ah ! Bon ça te gratte pas à cet endroit là toi ?