jeudi 15 novembre 2007

Le mystère des dieux

Je viens de finir la lecture de la trilogie du "cycle des dieux" de Bernard Werber. Le dernier Opus, "Le mystère des dieux" est sorti au mois d'octobre. J'ai pris l'habitude de lire les livres de Werber systématiquement à leur sortie pour une raison simple. Lorsque j'ai lu il y a quelques années "Les fourmis", j'ai été totalement emballé, subjugé. J'ai adoré, surtout le premier de la série "Les fourmis".
Ensuite, disons-le, tous les romans qui ont suivi étaient... moins bien... Par rapport aux Fourmis. Aujourd'hui on attend quelque chose de Werber, et il a fait tellement bien avec son premier roman que forcément le challenge de renouveler un tel chef-d'oeuvre semble assez difficile.
le cycle des dieux fait suite au roman "Les Thanatonautes" et au cycle des anges. Au niveau de l'écriture il se présente comme "les foumis" avec de courts chapitres entrecoupées de "l'encyclopédie du savoir relatif et absolu" d 'Edmond Wells. J'attend toujours ces petites notes avec beaucoup d'impatience car on apprend toujours quelque chose en relation avec la narration.
Avec la fin du cycle, on s'attendait à une fin décapante, surprenante. En fait, je reste un peu sur ma faim. Ainsi se termine le cycle ? Bon ! Pourquoi pas !
Allez, ce cher Werber, qui aime tant se comparer, ou disons faire référence à Barjavel, Jules Verne, Alexandre Dumas et Pierre Boulle, maintenant, il faut qu'il fasse autre chose. Il lui faut prendre des risques et qu'il écrive maintenant quelque chose de différent.
Je crois qu' en fait je suis un peu déçu de ces deux cycles qui ont traînés en longueur à mon goût. Et puis comme les romans de Werber n'ont aucun style, il faut qu'il compense par une histoire super costaude et la surprise totale comme dans "Les fourmis"
De Werber, je conseille surtout le cycle des fourmis, Le père de nos pères et l'ultime secret.

7 commentaires:

Etienne H. a dit…

Ah ouéééé! Le coup du mix entre le singe et le cochon! ça c'était osé...
Werber a scénarisé des Bédés aussi. Une série à la "XIII" qui s'appelle "Exit", et qu'on peut trouver à la bibliothèque de Mauléon (mais si, mais si!)

Lurbeltz a dit…

Oui je l'ai lu, mais j'ai pas aimé le dessin je crois.
A propose de XIII l'ultime épisode est sorti hier. Pour l'instant j'en ai lu 4. Figure toi que j'ai lu le premier XIII quand il était paru dans le journal de Spirou il y a... 24 ans. Ça me rajeunit cette histoire !

Etienne H. a dit…

oui, moi aussi pour les deux. J'avais adoré l'histoire de XIII, mais pas le graphisme que je jugeais trop statique pour un style américain néo-réaliste (j'avais déjà de solides références en matière de comics, alors forcément...). Et puis le découpage franco belge : ieekkk!
Je les ai quand même tous lus avec plaisir. Sauf les deux derniers!

Lurbeltz a dit…

Oui c'est vraiment concernant le graphisme de XIII. Disons que moi je dirai qu'il l'encrage est trop raide et qu'il manque de chaleur. Quant au découpage, comme je suis un fan de la BD franco-belge, je ne vois rien à redire. c'est lisible, ça se prend pas la tête et c'est suffisant.
t'as déjà lu les deux derniers ?

Etienne H. a dit…

Nan, pas encore... Mais il me tarde! Je vais aller tanner le cuir de la bibliothécaire jusqu'à ce qu'elle les achète!
;-D

jenofa a dit…

attention! Les questions franco belges, en ce moment!
Moi, j'aime Julos, le prince des poètes wallons!
Alors, le 6 Décembre, ayez une pensée pour le marronnier de Tourrines la Grosse, condamnée par l'incompétence de nos contemporains.
Comme dit une chanson d'un chanteur énervant "Je regarde mes contemporains, c'est dire si je contemple rien!"

Maxime Jobin a dit…

Le Mystère des Dieux, le dernier tome de la pentalogie du Ciel, me laisse perplexe.

D'un côté, on y retrouve toute la magie créatrice de l'auteur et toute la puissance de son imagination. On déguste chaque page, on s'émerveille devant cette aventure captivante et on savoure les nouveaux extraits de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d'Edmond Wells. Comme les deux premiers tomes, le dernier surpasse complètement notre réalité par son univers si bien imaginé, si grandement créé. On est heureux de retrouver Michael et tous les autres personnages de la série, comme s'ils étaient partis depuis trop longtemps dans un univers inconnu.

Mais d'un autre coté, ce roman est-il vraiment digne de l'œuvre de Werber? J'ai parfois été déçu. Certains passages, notamment celui où Michael se retrouve sur Terre 18, m'ont semblés superflus. Non pas qu'ils n'aient pas été intéressants à lire, mais je n'ai pas trouvé qu'ils servaient l'histoire, qu'ils la faisaient avancer. Aussi, l'aboutissement de la partie d'Y sur Terre 18 ne m'a pas émerveillé. La dernière joute n'est qu'un calque de notre propre histoire et je m'attendais à plus de la part de l’auteur.

Et la fin. Que dire de la fin. Elle est... surprenante. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je l'aime et je la déteste. Je l'aime parce qu'elle mène à une réelle prise de conscience et que c'est une manière originale de terminer la trilogie. Mais en même temps, j'ai l'impression d'avoir été trahi par l'auteur, car j’attends toujours la "vrai fin", comme si celle écrite n'était qu'une blague et que la fin allait venir, plus tard. Le dernier chapitre fait sortir le lecteur de l’univers du livre et laisse l'histoire en pause, avant la fin. Pour moi, la fin du livre, ce n'est pas la fin de l'histoire, ce n'est qu'une leçon, sage certes, mais qui ne peut satisfaire ma soif de voir cette saga des Dieux se terminer. Ce que j'espérais, c'était l'achèvement d'une histoire, et non une ombre sur toute la série qui met en évidence qu'il ne s'agit pas de la réalité, mais de simples romans. En tant que lecteur de science-fiction, je recherche des réalités construites dans les livres. Werber nous fait comprendre par cette conclusion que les lecteurs sont des dieux par leur capacité à imaginer des réalités, mais cette prise de conscience produit aussi l'effet contraire : rappeler qu'il ne s'agit que d'imagination, et non de réel. Ce n'est pas, à mon avis, l'effet recherché par le lecteur. Pas par moi.

Néanmoins, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un mauvais livre. Je l'ai adoré, car l'histoire et le monde d'Aeden étaient assez forts pour supporter toutes les déceptions que l'auteur m'a apportées. Pour un fan de Werber - et je le suis toujours - ce livre est à lire de toute urgence. Pour les autres, procurez-vous le premier livre de la série : les Thanatonautes. Vous ne pourrez qu'aboutir au Mystère des Dieux.