
Il y a deux chanteuses du groupe Amaren Alabak (ci-contre) qui racontent leur parcours et notamment leur passage à l'ikastola en n'hésitant pas à raconter les mauvais points de l'ikastola. Arantxa Camus : "on n'a pas connu l'école de notre village, ni les collèges ou lycées de Soule. C'est tout juste si on a réussi à connaitre les jeunes de notre village. On a connu la Soule seulement les week-end et les vacances. Le reste du temps, on était interne. Personnellement j'ai connu mon village seulement à 18 ans". Car en effet, si on veut continuer le cursus scolaire en basque, à partir du collège, il faut quitter la Soule. Aih ! Les bons points, évidemment, c'est une appropriation de la culture basque par l'euskara et plein d'autres choses. Mais si c'était pas suffisant pour vous convaincre de mettre vos enfants à l'Ikastola, lisez ceci.
Autre truc sympa, la carte de la Soule dessinée par Laure GOMEZ. Bizarrement, laure qui est très sensible et modeste trouve plein de défauts à cette carte qui est superbe. Elle a eu quelques critiques de quelques puristes tristes à la con qui ne comprennent rien à l'art. Ce qui serait génial, ce serait de faire des affiches.
Un autre personnage peut nous interpeler, c'est Ttittika Recalt. C'est lui qui a écrit la pastorale qui sera jouée cet été à Alos (belagileen tragedia). On compte sur lui, comme d'habitude, pour nous faire quelque chose qui ne sera pas dans la norme et nous fera réfléchir. J'aime bien sa dernière phrase dans l'article : "Nous les souletins, nous sommes encore des indiens", ce qui est à l'inverse de la vision d'un Jean Lassalle pour qui c'est pire que tout que d'être un indien.
Page 18 un portrait d' Allande Etxart et sa petite boutique incontournable Herri Ekoizpen, savant mélange d'écologie, de produits régionaux (livres, disques, alimentation) d'artisanat d'art local, de culture basque. Un savant mélange qui ne tombe pas dans les clichées touristiques. La plus chouette boutique de Maule. A noter qu'il m'a piqué ma citation qui m'a été inspirée par Simone de Beauvoir "On ne nait pas basque, on le devient"... En attendant, aucun doute qu'il est basque, le bougre. C'est dégueulasse ces mecs qui n'ont pas eu besoin de faire, même pas une semaine à la gau eskola et qui causent en euskara comme ils respirent avec leurs poumons... Vous remarquerez que dans ce numéro, ya que des gensses qui maitrisent l'euskara comme leurs poumons ! Dégueulasse !
Voilà, d'autres choses à lire - notamment à propos de l'Akerbeltz, la seule bière basque brassée au Pays-Basque, la compagnie suak etc... - dans ce supplément que vous trouverez justement chez Allande Etxart.