
Bonjour,

J’étais en train de penser ces jours-ci à cet appel lancé par quelques personnes en Soule, d’abord pour dénoncer les incendies volontaires mais aussi pour mettre le doigt sur le problème de la spéculation immobilière en Soule. J’ai signé cet appel.
J’ai eu quelques griefs de copains que j’apprécie beaucoup pour leur dévouement.
C’est un peu comme pour la question de l’ours et de son renforcement. J’apprécie beaucoup ELB, mais je trouve qu’ils ont à ce sujet une réponse trop corporatiste, trop rétréci. De même en ce qui concerne la spéculation immobilière, le collectif souletin anti-spéculation (1) ne peut pas aujourd’hui résoudre à lui tout seul les problèmes complexes imbriqués les uns dans les autres comme des poupées gigognes.
J’ai participé à de nombreuses actions du collectif anti-spéculation et j’ai suivi leur travail. Ils m’ont permis de mieux comprendre le problème. Mais à l’heure qu’il est, le collectif, de son aveu même, ne peut rien contre le fait qu’aujourd’hui il n’y a rien dans la législation qui permettrait de s’opposer à ce genre de pratique. A l’heure actuelle, la chape de plomb est trop lourde pour pouvoir être supporté par ce seul collectif.
Si j’ai signé l’appel, c’est que je ressens la situation très complexe. Elle est traversée par des intérêts personnels et des intérêts macroéconomiques. Cette situation ne prend-t-elle pas aussi son élan dans l’histoire où la république française a mené un travail de sape pour détruire les caractéristiques du foyer Basque ? (2)
Je ne suis pas à l’initiative de cet appel, mais la réalité est la suivante : il y a quelques jours, cet appel a été lancé avec un rendez-vous fixé au 6 octobre. L’ignorer ce serait, comme toujours, laisser aux autres le soin de réfléchir à notre place. L’ignorer ce serait nier la réalité, c’est-à-dire, qu’aujourd’hui, la Soule est constituée d’élus, de notaires, d’agents immobiliers, de patrons, de représentants de CCI. L’ignorer ce serait ignorer que la société est imparfaite parce que les hommes ne sont pas parfaits.
Je pense qu’aujourd’hui le collectif anti-spéculation doit être dans cette réalité et lutter dedans en étant présent à cette rencontre puisqu’il fait partie de cette réalité, parce qu’il n’y a qu’une société.
La population souletine doit être présente à cette réunion, car il faut qu’elle s‘approprie le débat. Si elle ne vient pas ce jour-là, il ne faudra plus pleurer pour les maisons qui brûleront à l’avenir, il ne faudra plus pleurer non plus pour les vieilles fermes souletines dépecées de leur terre et vendues au plus offrant comme un vulgaire objet de commerce.
Je ne suis pas un spécialiste, je ne suis pas "politicien", je fais de la politique. Je suis juste un souletin qui essaie de comprendre mais qui se refuse de tomber dans le manichéenisme et le fatalisme. C’est pour cela que j’ai signé l’appel et que je serai présent le 6 octobre à 10 h au Centre Multi-services de Mauléon.
(1) Les souletins sont-ils même au courant de ce collectif anti-spéculation en Soule, qui lutte depuis 2004 environ contre ce fléau ? S’ils ne sont pas au courant, c’est bien dommage et il faut lire, au moins, la brochure : « s’opposer à la spéculation en Soule, une lutte nécessaire et urgente ». Je pense qu’elle doit être disponible chez Allande Etxart au magasin de la place des allées à Maule.
2) Un livre de Pierre Lhande « Autour d’un foyer Basque » explique comment la convention, au 18 ème siècle, édicta « une loi qui abolissait la liberté testamentaire et prescrivait le partage égal de tous les biens, entre tous les enfants. » Pour Pierre Lhande, cela contribua au morcellement des terres et des domaines. Pierre Lhande raconte le cas de la maison natale d’Etxahun à Barcus qui fut vendue suite à « un procès intenté par les cadets qui ont voulu à tout prix qu’on fît droit à leurs exigences. »
Je vais faire une rubrique sur les expressions de la langue française.
Il y a quelques jours, une copine envoie un message pour dire qu’elle était« Grosse-Jeanne comme devant » ????? Elle annonçait qu’elle était enceinte ? Non. Qu ‘elle s’était transformée en canne obèse et attendait devant ma porte ? non. En fait, être « Gros-Jean comme devant » est une expression de la langue française. Du coup, j’ai pris mon dico Robert « Expressions et locutions » de la collection « les usuels ». Au passage, ce dico est sensas, je vous le conseille.
Ci-dessous donc, le passage qui explique cette expression.
Etre Gros-Jean comme devant « être frustré d’un avantage espéré, subir une désillusion » (1678, chez La Fontaine). Gros-Jean est le type populaire du nigaud toujours abusé. La conjonction devant a ici une valeur temporelle qui était déjà vieillie au XVIIe S. Elle marque l’antériorité et est synonyme d’avant. Contrairement à toutes les locutions formées à partir du prénom Jean, celle-ci est encore très vivante dans la langue familière.
« Enfin devant l’ambigu, comme ça, entre cinq et sept, je l’ai bien vu venir le progrès… mais je trouvais toujours pas un place… Je rentrais chaque fois à la maison, Gros-Jean comme devant… je trouvais toujours par le patron qui me ferait refaire mes débuts… » L.F. Céline, Mort à crédit, Pleiade ; p. 782
Lire aussi dans "La laitière et le pot au lait" la fable de La Fontaine
Et quelques liens
http://www.expressio.fr/
http://www.pourquois.com/expressions_langage.html

Le site de l'horloge comtoise ancienne : La lettre d'info n° 13
Accueil du site : http://perso.wanadoo.fr/comtoise.caudine/
Voici le détail des dernières modifications et ajouts du site 10 septembre 2007
Petite Histoire parue le 19 juillet 1924 dans la collection «les Livres Roses pour la jeunesse» Librairie Larousse. «Le Petit Horloger» par Maurice FARNEY. Voici le sixième et dernier chapitre de cette très jolie petite histoire pour les enfants mais pour les grands également avec de superbes illustrations.
Horloge comtoise à vendre: Si je me consacre avant tout à la restauration des horloges confiées par les particuliers et les professionnels, il m'arrive occasionnellement de restaurer une horloge pour la mettre en vente. En voici une restaurée à l'atelier.
Nouveau blog sur l'horloge comtoise : Je ne vais pas abandonner ce site internet mais effectuer une transition. Cela fait 10 ans bientôt que j'entretien ce site internet et je crois être arrivé au bout de quelque chose. Pour en savoir plus veuillez allez sur le blog http://horloges.comtoises.over-blog.com/
vous trouverez tout cela sur le site internet : http://perso.wanadoo.fr/comtoise.caudine
A bientôt et bonne visite sur le site de l’horloge comtoise ancienne
Laurent.Caudine
C’est le genre de livre avec lequel je suis totalement en phase.
J’ai toujours pensé que la notion de travail, telle qu’elle est perçue de nos jours, était le résultat d’un bourrage de crane savamment entretenu par notre culture judéo-chrétienne et notre société capitalisme.
L’auteur Mari Otxandi, sans concession, essaie de démonter cette mythification.
Elle explique pourquoi on en est arrivé à faire du travail une valeur indétrônable et comment on en est devenu prisonnier.
Elle présente aussi, le visionnaire (enfin visionnaire pour certains) Paul Lafargue qui écrivit un pamphlet vers la fin de 19ème siècle, intitulé « le droit à la paresse » et elle s’appuie sur ce personnage pour étayer ses arguments.
A l’heure où les français ont voté pour l’homme du « travailler plus pour gagner plus », à l’heure où l’Europe adopte le modèle libéral et le culte du productivisme, ce livre doit être lu et trôner fièrement dans toutes les bibliothèques.
Il est un outil indispensable pour une société plus libre et décomplexée.
Par contre comment mener l'offencive aujourd'hui, l'art et la manière, dans les formes, de parvenir à ce but ? Je ne crois pas que l'auteure réponde vraiment à cette question.
A noter aussi « Le droit à la paresse » disponible aux éditions Mille et Une Nuits, au même format, genre qui peut se mettre dans la poche lorsqu’on va au boul… En promenade !
Quelques liens
Lundi soir, je pensais aller directement au pieu, et je tombe sur ce film à la télé, sur France 5, L'esquive. Je suis resté scotché jusqu’à la fin. Coup de cœur, film extraodinaire avec un budget zéro et des acteurs d’une incroyable vérité et un talent pas possible. Il s’agit d’un film de Abdellatif Kechiche qui a eu le Grand prix du long métrage français en 2005. Le matin en écoutant l’émission débile de Morandini sur Europe 1 sur les « parts de marché » des émissions télé, j’apprends que le film a fait 3 % de part d’audience. D’ailleurs, cette émission de Morandini est une horreur… Il ne se passe pas une minute sans qu’il ne débite 10 fois l’expression « part de marché ». Ce qui démontre clairement la course à l’audience, ou en gros, vous voulez de la merde ? Je vous donne de la merde. Voilà qui est bien triste pour cet excellent film.
Le synopsis
Un groupe d'adolescents d'une cité HLM répète, pour leur cours de français, un passage du Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux. Abdelkrim, dit Krimo, qui ne joue pas dans la pièce tombe amoureux de Lydia. Il réussit tout de même à jouer le rôle d'Arlequin. Mais, timide et maladroit, il a bien du mal à répéter la pièce et à séduire Lydia.
Quelques liens
Je viens de finir le livre Soleil Hopi de Don C.Talayesva.
Don C.Talayesva était un indien Hopi, chef du clan du soleil. Un jour, à la demande d’ethnologues, il décide de raconter son histoire, les moeurs et la vie de sa tribu.
Les Hopis occupent une partie de l’Arizona et du nouveau Mexique, une zone semble-t-il assez désertique.
Les épisodes du livre se déroulent durant la première moitié du 20 ème siècle.
Don Talayesva raconte les rites des indiens Hopis, leur croyance en des dieux divers. Il raconte souvent ses rêves. Ce qui est étonnant c’est la manière avec laquelle les croyances sont vécues. Il ne semble pas que les dieux soient, comme chez nous, totalement désincarnés. Ils ne sont jamais très loin, et sont des dieux accessibles qui vivent dans la nature, au milieu des hommes. Il n’y a pas de morale dans le sens chrétien et rigoriste. Mais il y a toutefois des règles qui semblent être comprises plus intuitivement car elles semblent plus logiques que les notres . Je pense notamment au sexe qui est loin d’être tabou comme chez nous. Chez eux, le sexe n'est pas quelque chose de mauvais, de mal et Don Talayesva raconte ses rencontres amoureuses avec beaucoup de frivolités.
Certains personnages, les Katcina par exemple, font penser aux Bohame de notre mascarade, d’autres, les deux coeurs, capables de jeter des sorts et de tuer à distance, font penser aux sorgin. Et puis le titre du livre fait référence au dieu principal des indiens Hopi, le soleil, qui est un dieu que se partagent les aztèques, les égyptiens de l’antiquité, et les ancêtres des Basques qui adoraient Eguzkia.
Il faut rappeler que les indiens Hopis ont malheureusement été massacrés par les colons européens, que leur culture a été écrasée par les missionnaires et qu’ils ont été « conviés » à abandonner leurs "faux dieux". Enfin ! Du grand classique.
Bon, le livre est long, pas toujours passionnant à lire question “beauté de l’écriture” et autres effets de style, genre suspense, qui dégageraient de la souplesse. Mais il est un témoignage sincère et authentique et à ce titre il est intéressant à lire.
Quelques liens